En Europe, l’heure est au rebond après la morosité des élections européennes et le choc lié à la dissolution de l’Assemblée nationale en France.

Vers 09h20 (heure suisse), Paris rebondissait de 0,15%, Francfort de 0,07%, Londres de 0,20% tandis que Milan cédait 0,13%.

Fermées lundi, les Bourses de Shanghai (-0,76%) et Hong Kong (-0,94%) reculaient dans les derniers échanges, rattrapant les variations enregistrées lundi par les autres marchés.

Lundi, la Bourse de New York a terminé en petite hausse, portée par les secteurs énergétique et technologique, ce qui a permis aux indices S&P 500 et Nasdaq d’atteindre de justesse de nouveaux records.

Les investisseurs se tournent désormais vers la réunion de la Réserve fédérale (Fed) américaine, qui commence mardi.

La Fed « entame aujourd’hui sa réunion de deux jours et l’on s’attend à ce qu’elle revoie à la baisse ses prévisions de réduction des taux pour cette année, en raison d’une inflation stagnante et d’un marché de l’emploi toujours tendu », commente Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.

Les derniers chiffres sur l’emploi américain ont en effet réduit la perspective d’une première baisse des taux de la Fed en septembre, compte tenu de créations d’emplois bien supérieures à ce qui était attendu et d’une légère progression des salaires qui pourrait de nouveau alimenter l’inflation.

Mercredi, juste avant la deuxième journée de réunion de la Fed, sera publié l’indice des prix à la consommation (CPI) de mai aux Etats-Unis.

« Au vu des données économiques et des tendances de l’inflation, il y a plus de chances que la Fed ait un message restrictif que le contraire », poursuit Ipek Ozkardeskaya.

Du côté de la Banque centrale européenne (BCE), plusieurs banquiers centraux prendront la parole mardi. La présidente de l’institution, Christine Lagarde, a réitéré son message de prudence lundi dans une interview à plusieurs médias européens.

Après la baisse des taux directeurs de la BCE jeudi, Lagarde a rappelé que la banque centrale n’était « pas sur une trajectoire prédéterminée ». « Les taux d’intérêt ne sont pas sur une trajectoire baissière linéaire. Il pourra y avoir des périodes où nous les maintiendrons à nouveau à leur niveau », a-t-elle ajouté. (Avec Zonebourse)