Flash
Faute grave : ce que les dirigeants doivent prouver avant de licencier L’AMMC enregistre la mise à jour annuelle du dossier d’information de CFG Bank PLF 2027 : le gouvernement fixe le cap autour de quatre axes majeurs Le Maroc à l’heure de la souveraineté économique Les médecins du privé interpelle Akhannouch sur la révision de la tarification nationale de référence Fromageries Bel Maroc : 1,5 million de portions solidaires pour SOS Villages d’Enfants 27 ans de règne : SM le Roi dresse le cap pour consolider les acquis du Maroc 27 ans de règne : le Maroc métamorphosé par la Vision Royale Sous l’impulsion de Mohammed VI, le Maroc réussit le pari de la stabilité et de la modernité Election du Secrétaire Général de l’ONU le 1er Janvier 2027 : pour une profonde réforme de l’ONU  
Economie

Cannabis thérapeutique : pourquoi le Maroc tarde-t-il à passer à la phase clinique ?

cannabis

L’Association Marocaine Consultative des Usages du Cannabis (AMCUC) suit avec un vif intérêt l’intervention scientifique remarquable présentée par la Dre argentine Celeste Alarcón Lozaiga lors des travaux du 14ᵉ congrès organisé par l’Association Marocaine d’Endourologie à Tanger.

Cette communication a mis en lumière l’expérience argentine avancée dans le domaine des usages médicaux du cannabis, notamment dans la prise en charge de l’endométriose, de la dysménorrhée, de la dyspareunie, ainsi que des troubles liés à la ménopause et à la baisse de la libido.

Publicité

Tout en saluant le haut niveau scientifique de cette présentation ainsi que les données cliniques exposées concernant l’efficacité des formulations combinées (CBD et THC) dans la réduction de la douleur chronique, la diminution de l’inflammation, l’amélioration du sommeil et de l’humeur, et la limitation du recours aux antalgiques lourds, l’Association considère que l’expérience argentine constitue aujourd’hui un modèle avancé de médecine intégrative en Amérique latine, susceptible d’inspirer le contexte marocain.

L’Association souligne que le Maroc, après la légalisation des usages licites du cannabis et la création de l’Agence Nationale de Réglementation des Activités Relatives au Cannabis, est aujourd’hui appelé à accélérer la mise en œuvre effective du volet médical et thérapeutique, et à dépasser la situation de ralentissement que connaît ce chantier stratégique, notamment en matière de recherche clinique, de développement pharmaceutique, de formation des médecins et pharmaciens, et d’élaboration de protocoles thérapeutiques clairs et scientifiquement encadrés.

L’Association estime que l’adoption d’une approche scientifique ouverte, fondée sur les expériences internationales réussies — en particulier l’expérience argentine — pourrait renforcer le positionnement du Maroc en tant que pôle régional dans le domaine des médicaments dérivés du cannabis, et offrir des solutions thérapeutiques innovantes à des milliers de patients souffrant de douleurs chroniques et de pathologies inflammatoires complexes.

Dans ce cadre, le Professeur Rabii Redouane, Président de l’Association Marocaine Consultative des Usages du Cannabis, a déclaré : « L’expérience argentine en matière de cannabis médical figure aujourd’hui parmi les références internationales, non seulement en raison de ses résultats cliniques, mais également pour sa méthodologie fondée sur la personnalisation des traitements selon le profil biologique de chaque patiente, l’ajustement précis des dosages et un suivi médical rigoureux. Les données présentées démontrent que le cannabis médical peut constituer une option thérapeutique complémentaire et efficace dans la prise en charge de l’endométriose et des troubles liés à la ménopause, avec une amélioration significative de la qualité de vie et une réduction du recours aux traitements lourds ».

Et d’ajouter « au Maroc, nous devons passer de la phase de légalisation théorique à une mise en œuvre clinique réelle, à travers le renforcement de la recherche scientifique, le lancement d’essais cliniques nationaux, la formation continue des professionnels de santé et le développement de partenariats internationaux efficaces. Les patients marocains ont le droit de bénéficier des avancées scientifiques les plus récentes dans ce domaine ».

L’Association réitère enfin son appel à l’élaboration d’une feuille de route nationale claire pour les usages médicaux du cannabis, fondée sur la bonne gouvernance, la transparence et la coopération avec les expertises internationales de référence, au service de la santé publique et de la souveraineté pharmaceutique nationale.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!