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Finance participative

Casablanca abrite la 1ère édition du rôle des Sukuk dans le développement de l’Afrique

Sukuk

Des experts internationaux ont mis en avant, mardi à Casablanca, le rôle des Sukuk comme un moyen et un mécanisme de financement stratégique, à même de contribuer aux efforts de développement du continent africain.

Cette première édition de l’Africa Sukuk Conference ambitionne de promouvoir la place de ce mode de financement et des marchés des capitaux participatifs et de les positionner en tant que levier majeur de croissance économique dans le continent.

Traitant des problématiques clés des marchés des capitaux islamiques, de leurs dynamiques, des besoins ainsi que des attentes des investisseurs, les organisateurs de cette rencontre veulent offrir de nouvelles perspectives à l’ensemble des acteurs de ce secteur et s’ériger comme le carrefour incontournable des Sukuk.

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A ce propos, il convient de souligner qu’au cours des dernières années, le Maroc, l’Afrique de l’Ouest, l’Algérie, le Kenya, le Nigeria, la Tunisie et l’Afrique du Sud ont tous mis en place un cadre réglementaire, fiscal et juridique permettant aux opérateurs d’offrir leurs produits et services à des publics plus larges et aux entreprises.

Selon un récent rapport de l’International Islamic Finance Market, le volume d’émissions Sukuk en Afrique a atteint près de 22 milliards de dollars en 2018. L’Afrique du Sud et les Etats de l’Afrique de l’Ouest ont émis plusieurs Sukuk souverains. En octobre 2018, le Maroc a complété cette liste avec une première émission du Trésor d’un milliard de dirhams, renforçant ainsi l’écosystème de finance participative du Royaume.

Le Maroc a d’ailleurs été cité en exemple en matière de mise à profit des Sukuk pour le financement de chantiers structurants, inspirant, par-là, d’autres pays du continent désireux de bénéficier de ce système aux retombées socio-économiques positives sur la réalisation des infrastructures et le soutien des TPME.

Les différents intervenants ont relevé la vitalité d’une mutualisation des efforts des acteurs directement concernés, des banques traditionnelles, des compagnies d’assurance et des autres entités financières, afin de surmonter les obstacles ayant entravé les précédentes expériences et de mettre en place un modèle de nature à stimuler des projets à forte valeur ajoutée.
La finance participative doit être perçue comme une nouvelle alternative viable, en mesure d’attirer à la fois des investisseurs venant de différentes régions du monde, mais aussi booster la mobilisation des ressources financières locales, a-t-on encore souligné.

La première conférence des Sukuk en Afrique est organisée par Fineopolis Institute, membre du groupe IFAAS, société de conseil en finance islamique ainsi que le cabinet d’avocats américain Kramer Levin, spécialisé en droit financier. (MAP)

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