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Politique Internationale

Sommet de la CEDEAO : les transitions politiques au Mali, en Guinée et au Burkina au cœur des discussions

Gazoduc cedeao

La Guinée Bissau va accueillir le 09 juillet la 62e conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Au menu de leurs discussions de ce sommet figurent la tenue des élections devant marquer la fin des pouvoirs de transition issus des coups d’état militaires au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, la lutte contre le terrorisme dans l’espace et l’élection du nouveau président en exercice de l’organisation ouest-africaine.

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Le 3 juillet 2022 s’était tenue à Accra (Ghana), la 61ème conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO qui a porté à sa tête et à l’unanimité le président de la Guinée-Bissau, Umaro Mokhtar Sissoco Embalo.

Lors du Sommet de Bissau, les chefs d’Etat ouest-africains vont se pencher prioritairement sur les situations politiques de transition au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, pour un retour à l’ordre constitutionnel dans ces trois pays membres. En outre, la lutte contre le terrorisme et l’élection du nouveau président en exercice seront au menu de leurs discussions.

Selon le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, « la tenue des élections dans les délais proposés est souhaitée, afin que ces pays disposent des régimes et des dirigeants démocratiquement élus », avait indiqué un communiqué de la présidence ivoirienne publié après un entretien que Ouattara a eu le 20 juin avec le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (Unowas), Leonardo Santos Simão.

Pour le chef de l’Etat ivoirien, les élections sont « un impératif pour toute l’Afrique de l’Ouest, en particulier pour la Côte d’Ivoire, pays voisin de ces trois nations, et qui y a soutenu tous les efforts de sortie de crise ».

Après les prises de pouvoir par des militaires respectivement en 2020, 2021 et 2022, ces trois pays suspendus de instances décisionnelles de la CEDEAO et de l’Union africaine, avaient demandé, le 10 février dernier, la levée de leur suspension de ces deux organisations. Le débat sur la prolongation des transitions a été définitivement clos par les gouvernements concernés au vu de la teneur des délais incompressibles arrêtés par la CEDEAO.

Elle avait instruit les Médiateurs désignés à poursuivre les échanges avec les autorités de la transition du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso pour un retour à l’ordre constitutionnel.

Les autorités de transition au Mali et au Burkina Faso se sont engagées à un retour à l’ordre constitutionnel en 2024, alors que celles de la Guinée ont promis de se retirer en 2025.

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