Crédit bancaire : les créances en souffrance en hausse de 5,8% en novembre après 3,7% en octobre

L’évolution annuelle du crédit bancaire au secteur non financier reflète l’accélération de la croissance des crédits alloués au secteur privé, avec une hausse de 2,3% au lieu de 1,4% des prêts alloués aux sociétés non financières privées et de 3,4% après 3,1% des concours aux ménages ; les crédits aux sociétés non financières publiques ont, en revanche, vu leur rythme ralentir de 11% à 10,8%.
En novembre 2025, la masse monétaire a marqué, en glissement annuel, un accroissement de 8,3% après 7,3% le mois dernier pour atteindre 2.011,3 Mds de DH. Cette évolution est le résultat de l’accélération de la croissance des créances nettes des institutions de dépôt sur l’Administration Centrale à 6,3% après 0,3%, de l’accroissement du crédit bancaire au secteur non financier de 4,2% après 3,6% et de la décélération de la progression des avoirs officiels de réserve de 19,6% à 17,4%, selon Bank Al-Maghrib.
L’évolution annuelle du crédit bancaire au secteur non financier reflète l’accélération de la croissance des crédits alloués au secteur privé, avec une hausse de 2,3% au lieu de 1,4% des prêts alloués aux sociétés non financières privées et de 3,4% après 3,1% des concours aux ménages ; les crédits aux sociétés non financières publiques ont, en revanche, vu leur rythme ralentir de 11% à 10,8%.
Par objet économique, l’évolution du concours bancaire au secteur non financier reflète :
• L’atténuation du repli des facilités de trésorerie de 4,8% à 2,8% ;
• L’accélération de la progression des prêts à la consommation de 4,5% à 4,7% ; et
• La décélération de la croissance des crédits à l’équipement de 16,4% à 16,2% et des prêts à l’immobilier de 3,2% à 3%.
S’agissant des créances en souffrance, elles ont marqué un accroissement de 5,8% après 3,7% en octobre 2025, et leur ratio au crédit s’est établi à 8,7% après 8,6%.
Composantes de M3
L’évolution de M3 traduit principalement :
• Une accélération de la progression de la monnaie fiduciaire à 13,1% après 11,7%, des dépôts à vue auprès des banques de 10,2% à 11,2% et des détentions des agents économiques en titres d’OPCVM monétaires de 8,5% à 17,6% ;
• Une stagnation de la croissance des comptes d’épargne à 1,9% ; et
• Un repli des comptes à terme de 4% après une hausse de 1,4% en octobre.
Par secteur institutionnel, l’évolution des actifs monétaires hormis la monnaie fiduciaire reflète :
• Une progression des actifs monétaires des ménages à 6,7% après 6,4%, résultat principalement de la hausse de leurs détentions en titres d’OPCVM monétaires, la décélération de la croissance de leurs dépôts à vue et la stagnation de la baisse de leurs dépôts à terme ;
• Une accélération de la progression des actifs monétaires des sociétés non financières privées à 13,2% après 11%, recouvrant la croissance de leurs dépôts à vue et de leurs détentions en titres d’OPCVM monétaires ainsi que l’atténuation de la baisse de leurs comptes à terme.
