Au Maroc, des poursuites publiques ont été engagées dans 19.575 cas liés à divers domaines de l’environnement avec quelques 20.362 personnes poursuivies. En 2023, ces poursuites ont totalisé 21.645 affaires impliquant 23 297 personnes poursuivies, ce qui reflète les efforts croissants déployés pour lutter contre les délits environnementaux de divers types.
Le Procureur général du Roi près la Cour de Cassation, président du ministère public, El Hassan Daki, a souligné les efforts déployés par les procureurs auprès des différents tribunaux du Royaume dans le domaine de la lutte contre toutes les formes de délits environnementaux, puisqu’en 2022, des poursuites publiques ont été engagées dans 19.575 cas liés à divers domaines de l’environnement au cours de laquelle 20.362 personnes ont été poursuivies.
En 2023, des poursuites publiques ont été engagées dans 21.645 affaires impliquant 23 297 personnes poursuivies, ce qui reflète les efforts croissants déployés par les différents ministères publics devant les tribunaux du Royaume pour lutter contre les délits environnementaux de divers types.
Intervenant à l’ouverture du symposium international « La criminalité environnementale et le rôle du pouvoir judiciaire dans sa lutte », accompagnant la dix-septième conférence de l’APA, qui se tient à Marrakech, El Hassan Daki a souligné que « la tenue de ce colloque international reflète le grand intérêt que le Royaume du Maroc attache à la question de l’environnement, et elle reflète également la profondeur stratégique que cette question revêt au sein des politiques publiques de l’Etat », notant à cet égard que le Maroc poursuit ses efforts « en faveur de la coopération dans divers domaines, notamment celui d’une coopération judiciaire efficace et conjointe entre les pays africains ».
La même source a estimé que « la tenue de ce colloque avec une participation aussi distinguée d’experts spécialisés constitue une étape importante dans le traitement de la question de l’environnement, compte tenu de l’expérience de terrain et de la solide expérience des participants et des experts participants, dont les approches sont diverses et dont les perspectives sont diverses, contribuerait à enrichir le débat et à cristalliser les grandes lignes des visions.
« Nous pouvons explorer les horizons de la coopération et développer nos expériences conformément aux meilleures pratiques qui seront inévitablement révélées par les interventions des personnes impliquées et les interactions des participants » estime-t-il.
Le procureur général a déclaré que « les pressions que le changement climatique et le réchauffement climatique exercent sur nos économies, les différents types de pollution provoqués et les défis et pratiques illégales qui menacent les ressources naturelles et la biodiversité constitueront une forte motivation pour nous d’avancer vers la formulation d’une vision commune qui réponde à nos questions légitimes sur les moyens de relever ces défis ».
Une bonne occasion donc pour explorer ce domaine aux notions relativement nouvelles et contribuer à renforcer le cadre réglementaire pour lutter contre cette forme de criminalité, considérée dans le monde comme la 4e source de revenus criminels après la drogue, la contrefaçon et la traite d’êtres humains.







