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Economie

Croissance en 2026 : forte inflexion et une hausse prévisible du PIB de 5,7%

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Les hypothèses portant sur les principaux facteurs d’anticipation de l’activité économique relevant aussi bien de l’environnement interne qu’externe telles que décrites précédemment permettent d’envisager un net redressement du cycle des affaires avec un taux de croissance pouvant atteindre le seuil de 5,7 %. Ce pronostic annonce une forte inflexion dans le sentier de croissance par comparaison à la tendance moyenne des dernières années.

L’activité économique cumule en ce début d’année de multiples signes annonciateurs d’une forte consolidation du cycle de croissance. Les principaux facteurs agissant sur la dynamique économique dans son ensemble tant du côté de l’offre que du côté de la demande présentent des configurations en constante amélioration comparativement aux tendances passées.

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D’abord au niveau externe, l’activité économique à l’échelon international fait preuve depuis plus de deux années d’une grande résilience avec un taux de croissance stabilisé autour de 3 % en dépit de la menace protectionniste et de l’instabilité du contexte géo-politique. Les projections pour l’année en cours s’inscrivent dans cette tendance et tablent sur une hausse de la production de 3,1 % à la clôture de l’exercice 2026.

Bien que différenciée selon les pays et les régions, cette perspective résulterait en grande partie d’une amélioration progressive du cycle conjoncturel dans les pays émergents et en développement dont la croissance se stabiliserait autour de 4%. Les économies avancées constituées notamment de celle des Etats-Unis et de l’Union Européenne connaitraient, en revanche, une relative atonie en raison des incertitudes pesant sur le contexte géopolitique et la résurgence de certaines pratiques protectionnistes. Le commerce mondial devrait dans ces conditions accuser un net ralentissement avec un taux de progression pouvant se réduire au terme de l’année à 2,3 %, en baisse de 1,3 point par rapport à l’année précédente.

Au plan interne, la croissance de l’économie nationale en 2026 serait, du côté de l’offre, tributaire pour une bonne part des performances des activités primaires et de leur incidence sur la formation des revenus et le comportement de la demande intérieure. Elle serait également tributaire de la capacité des activités industrielles, commerciales et de services à consolider le potentiel de production en optimisant les taux d’utilisation des capacités d’offre à travers les restructura- tions productives ainsi que les gains d’efficience et de productivité. Les options de politique économique telles que arrêtées dans la programmation budgétaire pour l’exercice en cours devraient également avoir un impact significatif sur le rythme d’activité en raison de l’influence directe qu’elles peuvent exercer sur le potentiel d’investissement, sur les revenus et sur le pouvoir d’achat.

« Les hypothèses retenues quant à l’orientation de ces principaux déterminants de l’activité tablent sur des configurations tendancielles assez favorables compte tenu des informations actuellement disponibles et leurs évolutions les plus probables dans les mois à venir », tiennent à rappeler les conjoncturistes.

D’abord au niveau de la campagne agricole, le cumul des précipitations enregistrées depuis le début de la saison agricole annonce une forte reprise de la production globale du secteur après le cycle de sécheresse plus ou moins sévère des dernières années. Sous l’hypothèse d’une campagne agricole dépas-sant largement le niveau de la moyenne des cinq dernières années, le secteur primaire pourrait enregistrer un redressement important de la production au terme de l’exercice avec une progression de la valeur ajoutée pouvant dépasser 14 %. La demande intérieure de consommation mais aussi d’investissement devraient dans une telle perspective bénéficier des effets induits de cette reprise et connaître un regain de dynamisme particulièrement marqué.

Cette évolution devrait par ailleurs, selon les analystes du CMC,  être soutenue par le concours des activités non-agricoles dont la part dans la production ne cesse de se renforcer ces dernières années avec la progression régulière des principales branches de l’industrie, du commerce et des services. Le secteur industriel orienté à l’export mais aussi les activités de commerce, de transport et de services liés au tourisme connaissent en effet ces dernières années une évolution régulière qui, à la faveur d’une demande accrue, semble s’inscrire dans la durée.

Les prévisions estiment dans ces conditions que la croissance de la valeur ajoutée de l’ensemble des activités non-agricoles atteindrait un taux moyen de 4,2 % au terme de l’exercice en cours.

La consolidation du cycle d’activité qui semble se profiler à l’horizon devrait par ailleurs être favorisée par l’orientation assignée à la politique économique à travers une programmation budgétaire qui se révèle fort engageante tant au plan économique que social. Intervenant dans un contexte économique empreint d’incertitudes, la configuration budgétaire pour l’année en cours a opté pour la consolidation de la dynamique de croissance à travers de multiples initiatives visant le soutien à l’activité, la poursuite des grandes réformes structurelles, le lancement de nouveaux programmes de développement territorial et le renforcement des principaux piliers de l’Etat social.

Cette orientation est reflétée par une mobilisation accrue de l’investissement public pour le développement des infrastructures de base, le soutien de l’effort d’industrialisation et la mise en œuvre des projets structurants dans les principaux secteurs porteurs de croissance.

Les hypothèses portant sur les principaux facteurs d’anticipation de l’activité économique relevant aussi bien de l’environnement interne qu’externe telles que décrites précédemment permettent d’envisager un net redressement du cycle des affaires avec un taux de croissance pouvant atteindre le seuil de 5,7 %. « Ce pronostic annonce une forte inflexion dans le sentier de croissance par comparaison à la tendance moyenne des dernières années. Le redressement attendu du cycle d’activité tel qu’il ressort de cette projection se révèle d’autant plus favorable qu’il s’accompagne, par ailleurs, d’une forte réduction des tensions inflationnistes », annoncent les analystes.

Après avoir dépassé le taux de 6 % en 2022, la hausse des prix a été progressivement contenue ces dernières années pour s’établir au terme de l’exercice 2025 à une moyenne de 0,9 %. Les pronostics pour l’année en cours s’inscrivent dans le prolongement de cette tendance avec taux d’inflation prévisionnel ne dépassant guère 1,2 %.

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