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Economie Nationale

Croissance : le HCP table sur 3,2% au T1 2024

moral des ménages ICM

L’économie nationale aurait progressé de 2,9% au deuxième trimestre 2024, en variation annuelle, au lieu de +2,5% au premier trimestre. Cette expansion aurait été impulsée par une amélioration plus soutenue de la demande intérieure, sous-tendue par un effet positif du calendrier sur les dépenses de consommation. Au troisième trimestre 2024, la croissance économique devrait s’établir à +3,2%, traduisant un renforcement de l’appui de la demande aux industries manufacturières et aux services de l’hébergement.

La croissance du PIB national se serait accélérée au deuxième trimestre 2024 selon le HCP, s’établissant à +2,9%, en rythme annuel, après un début d’année au ralenti. Cette dynamique aurait été principalement le fait des branches secondaires et tertiaires. Le début d’année avait été caractérisé par un sensible ralentissement des industries manufacturières qui avait installé l’activité hors agriculture dans son ensemble dans un sentier de croissance modérée.

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Toutefois, la relance de la production des autres filières secondaires et l’affermissement des services marchands au deuxième trimestre 2024 aurait de nouveau placé la croissance de l’activité hors agriculture à des rythmes comparables à sa dynamique d’avant la crise Covid (+3,7%).

L’amélioration de l’économie nationale se poursuivrait au troisième trimestre 2024, dans un contexte international plus favorable. Le rétablissement progressif de l’économie mondiale des effets des politiques monétaires restrictives et de la crise de l’inflation se serait confirmé au deuxième trimestre 2024, avec une consolidation de la reprise dans les pays avancés et en particulier une accélération du rythme de croissance dans la zone euro qui se serait établi à +0,6%, au lieu de +0,2% au premier trimestre.

Aux Etats-Unis, l’économie aurait affiché une croissance annuelle de 2,7%, soutenue par une hausse des investissements manufacturiers et une contribution positive des exportations nettes malgré un dollar fort. Les économies émergentes, qui avaient bien résisté à la crise de l’inflation, auraient continué de soutenir la croissance économique mondiale. En particulier, l’économie chinoise aurait progressé de 4,7%, soutenue par une reprise de la production industrielle et des mesures de relance budgétaire ayant contrebalancé l’évolution modérée de la consommation privée.

Au troisième trimestre 2024, l’économie mondiale devrait s’engager sur un sentier de croissance plus solide qui résulterait à la fois de la poursuite de la reprise des économies avancées et d’une croissance consolidée dans les pays émergents. En zone Euro, la croissance devrait atteindre +1,1% au troisième trimestre 2024, sur fond d’une baisse des taux directeurs et de la poursuite du reflux de l’inflation. Aux Etats-Unis, l’économie connaitrait une progression de 1,7%, portée par les dépenses de consommation, un marché du travail relativement vigoureux et un assouplissement attendu de la politique monétaire. En Chine, des mesures de relance plus ambitieuses soutiendraient la demande intérieure, malgré la faiblesse persistante du secteur immobilier.

Les pressions inflationnistes resteraient contenues au niveau mondial. Les cours du Brent devraient osciller aux alentours de 85$ le baril au troisième trimestre 2024, dans un contexte de maintien des tensions géopolitiques en Europe et en Asie et de l’arrivée de la saison estivale dans l’hémisphère Nord. L’inflation globale continuerait de diminuer dans la plupart des économies avancées, bien que plus lentement, principalement en raison de la persistance de la hausse des prix des services. Le taux d’inflation atteindrait +2,1% en zone euro et +2,9% aux États-Unis au troisième trimestre 2024. 

L’amélioration des perspectives de la croissance économique mondiale s’accompagnerait par un renforcement du volume du commerce mondial, après une lente reprise au début de 2024. Les exportations nationales de biens et services, comme les importations, verraient leurs rythmes de croissance s’accélérer légèrement au troisième trimestre 2024, mais la contribution de la demande extérieure nette resterait négative, amputant 1,3 point à la croissance économique nationale.   

Dans ces conditions, la croissance économique nationale continuerait à reposer principalement sur la dynamique entretenue de la demande intérieure. Les gains de pouvoir d’achat, permis par la décélération de la hausse des prix à la consommation à +0,8% au troisième trimestre 2024, au lieu de +4,9% au cours de la même période de l’année passée, et à la hausse de leur revenu nominal appuyée par l’augmentation généralisée des salaires des fonctionnaires et le maintien des transferts publics en faveur des familles pauvres, soutiendraient une hausse de la consommation des ménages de 3,2%, en variation annuelle. Les achats des ménages devraient profiter à la fois aux biens durables qu’aux autres composantes de la consommation, comme l’alimentation et la restauration.

Les dépenses d’investissement retrouveraient, également, un rythme de progression relativement plus soutenu, assurant une poursuite de l’amélioration du taux d’investissement. Le raffermissement de l’investissement en construction et en travaux publics se confirmerait, soutenant une hausse de 5,9% de la formation brute du capital.

Le renforcement de la demande profiterait à l’ensemble des branches d’activité, à l’exception de l’agriculture et de la pêche. La production manufacturière s’accélérerait de 4,7%, soutenue par un redressement des exportations du textile, du matériel électrique et de l’automobile.

La confiance des consommateurs s’améliore dans la zone euro, ce qui suggère que les ménages sont plus optimistes et plus enclins à dépenser pendant la seconde moitié de 2024.

Le troisième trimestre serait, également, marqué par la poursuite de l’embellie des industries extractives, dans un contexte de baisse continue des cours internationaux de minerais non métalliques. Les activités tertiaires connaitraient, pour leur part, un sensible mouvement de reprise, tirées par les branches du tourisme, du transport et des services rendus aux entreprises.

Dans l’ensemble, la valeur ajoutée de l’activité hors agriculture afficherait une amélioration de 3,9%, en variation annuelle. Ainsi et compte du repli de la valeur ajoutée agricole de 5,1%, la croissance du PIB global s’établirait à +3,2% au troisième trimestre 2024, au lieu de +2,9% au deuxième trimestre 2024. 

Le scénario de croissance pour le troisième trimestre 2024 augure d’une sensible accélération de la croissance économique nationale. Les aléas par rapport à ce scénario concernent principalement l’évolution de la demande. La hausse des exportations serait moins importante qu’anticipé, notamment en cas de faible amélioration de la demande européenne. En cas d’accentuation des tensions géopolitiques, l’hypothèse retenue du prix du baril serait revue à la hausse : l’évolution de l’inflation et des dépenses de consommation en serait affectée, compte tenu du niveau réduit du taux d’épargne des ménages, conclut le HCP.

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