Le projet de dessalement de Dakhla salué par le grand média argentin Infobae

Le projet de dessalement d’eau de mer et d’irrigation à Dakhla compte parmi les projets d’infrastructure hydrique « les plus ambitieux d’Afrique du Nord », souligne le média argentin « Infobae » dans un article consacré à cette initiative destinée à soutenir le développement agricole dans le sud du Maroc.
« Le Maroc poursuit la réalisation de l’un des projets d’infrastructure hydrique les plus ambitieux d’Afrique du Nord : acheminer de l’eau dessalée de l’Atlantique vers les terres arides de Dakhla, dans le sud du pays, afin d’y développer un pôle agricole de plus de 5.200 hectares en plein désert », écrit le média dans un article publié lundi.
Implanté dans la commune de Bir Anzarane, à quelque 75 km de Dakhla, le projet associe dessalement de l’eau de mer et énergie éolienne. La station devrait produire environ 37 millions de m³ d’eau par an, dont 30 millions destinés à l’irrigation et 7 millions à l’alimentation en eau potable de Dakhla et du futur port Dakhla Atlantique.
D’un investissement de 2,6 milliards de dirhams, le projet est présenté par « Infobae » comme un « modèle » associant eau, énergie et alimentation, développé dans le cadre d’un partenariat public-privé.
La station sera alimentée par un parc éolien de 60 MW, ce qui permettra de réduire le recours aux énergies fossiles et les coûts d’exploitation, souligne le média, notant que le recours au dessalement répond aux fortes contraintes hydriques de Dakhla, région désertique dépourvue de grands cours d’eau et disposant de ressources souterraines limitées.
Sur le volet agricole, ajoute « Infobae », 70 à 75 % des superficies cultivées seront consacrées, selon les lots, à l’horticulture et à des productions à forte valeur ajoutée destinées à l’exportation.
Le périmètre pourrait ainsi produire jusqu’à 500.000 tonnes de produits agricoles par an, générer une valeur ajoutée annuelle de 500 MDH et créer plus de 25.000 emplois permanents.
Le projet se déploie progressivement. Un premier appel d’offres, lancé en 2022, portait sur 219 projets couvrant 5.196 hectares. Une deuxième opération, en 2024, concernait 79 projets sur 1.778 hectares. Le 29 juin dernier, l’Agence pour le développement agricole a lancé un troisième appel d’offres portant sur 35 projets couvrant plus de 1.090 hectares dans la province d’Oued Ed-Dahab.
À terme, Bir Anzarane devrait devenir, selon « Infobae », un pôle agricole intégré à l’économie exportatrice marocaine, au cœur du désert.
