đš Inforisk prĂ©voit 14.400 dĂ©faillances dâentreprises en 2023

Ecrit par S. Es-Siari I
Les dĂ©faillances dâentreprises continuent sur leur trend haussier pour des raisons connues de tous. La persistance des zones dâombre liĂ©es aux crises qui se sont succĂ©dĂ© pĂšsent lourdement sur la situation financiĂšre des entreprises comme en atteste lâinfographie du cabient Inforisk au 3e trimestre 2023 que dĂ©tient  EcoActu.ma .
Parmi les zones dâombre, lâinflation figue en bonne position. Bien que lâinflation ralentisse un peu partout dans le monde, elle reste encore eÌleveÌe. De nombreux facteurs expliquent cette situation. Dâune part les politiques moneÌtaires meneÌes par les banques centrales pour ramener lâinflation aÌ des niveaux raisonnables nâont pas produits pleinement leurs effets en raison des reÌpercussions des chocs anteÌrieurs qui ont eu pour conseÌquence une peÌnurie de main dâĆuvre, une hausse des prix des produits hors eÌnergie et des produits alimentaires ainsi qu’une augmentation des couÌts unitaires du travail.
Le Maroc est logĂ© Ă la mĂȘme enseigne. Lâinflation se traduisant par une forte hausse des raux dâintĂ©rĂȘt renchĂ©rit les frais fionanciers des entreprises et complique lâaccĂšs au crĂ©dit. Ajoutons Ă cela les crĂ©dits interentreprises qui demeurent sommes toutes Ă©levĂ©s.
Selon les chiffres dâinforisk, les dĂ©faillances dâentreprises se sont ainsi chiffrĂ©es Ă 2.709 enregistrant une hausse de 1% par rapport Ă la mĂȘme pĂ©riode de lâexercice 2022. Le cumul des dĂ©faillances a atteint 9.380 en hausse de 13% par rapport Ă 2022.
A cet effet, lâestimation des dĂ©faillances annuelles pour lâannĂ©e 2023 sâĂ©lĂšve Ă 14.400 selon la mĂȘme source.
Par catĂ©gorie dâentreprises, les TPE sont Ă la tĂȘte du peloton avec 98,6%. Elles sont suivies des PME (1,3%). Les grandes entreprises sont au 3e rang soit 0,1%.
Par secteur dâactivitĂ©, le top 3 nâa quasiment pas changĂ© par rapport Ă lâexercice prĂ©cĂ©dent. Le trio est le commerce (33%), lâimmobilier ( 20%) et le BTP (15%).
Idem pour la répartition par ville. La ville de Casablanca se taille la part léonine avec 27%. Viennent ensuite les villes de Rabat, Tanger et Marrakech avec respectivement 7% , 6% et 6%.
Pour conclure, il est utile de rappeler quâau-delĂ des facteurs conjoncturels, le tissu Ă©conomique national marquĂ© par une prĂ©pondĂ©rance des TPME souffre dâune forte concentration des TPE qui bien avant la pandĂ©mie souffraient de signes de vulnĂ©rabilitĂ© et de fragilitĂ©. Cela les rend des proies faciles Ă la survenance de chaque crise.
La morositĂ© de la conjoncture Ă©conomique et le taux de croissance prĂ©vu pour 2024 soit 3,6% selon les derniers pronostics du FMI nâaugurent aucunement une amĂ©lioration du taux des dĂ©faillances. A moins que le budget 2024 prĂ©voie des mesures incitatives exceptionnelles Ă mĂȘme de sauver une frange du tissu Ă©conomique.
