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Economie

Dette du Trésor : le cap des 1 200 Mds de DH franchi en 2026, AGR table sur une gestion maîtrisée

dette créances douteuses moratoires

Derrière les grands chiffres de la finance publique se cache toujours le pouls économique d’un pays. Selon les dernières projections d’Attijari Global Research (AGR) publiées dans leur note « Budget Focus », la dette globale du Trésor marocain devrait s’établir à 1.211 Mds de DH d’ici la fin de l’année 2026.

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Une progression par rapport aux 1.156 Mds de DH enregistrés en 2025, qui illustre les efforts continus de l’État pour financer ses projets de développement et ses chantiers sociaux.

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Pour mieux comprendre où va cet argent et comment se structure ce fardeau financier, il faut regarder de plus près la balance entre ce que le Maroc emprunte chez lui et ce qu’il lève à l’étranger.

Le recours à l’international donne de l’air aux finances

C’est la trajectoire de la dette extérieure qui retient particulièrement l’attention cette année. Elle s’affiche en nette hausse de 13,4%, passant de 307 Mds de DH en 2025 à 348 Mds de DH attendus fin 2026. Ce coup d’accélérateur s’explique en grande partie par la sortie réussie du Maroc sur les marchés financiers internationaux en mai dernier, qui a permis de lever 2,25 milliards d’euros.

À fin juillet 2026, cette dette extérieure représentait déjà 28% de l’endettement total du Trésor, et elle devrait atteindre 29% d’ici décembre.

Une gestion prudente et sous contrôle

Faut-il s’en inquiéter ? Les analystes d’AGR se veulent rassurants. Même si le recours aux devises étrangères augmente, le poids de la dette extérieure reste parfaitement aligné avec la stratégie de l’État. Avec un taux de 29%, le Trésor se maintient dans sa zone de confort et respecte son benchmark de référence, fixé entre 25% et 30%. Cette approche permet de diversifier les sources de financement tout en limitant l’exposition aux fluctuations des monnaies étrangères.

Du côté du marché local, la dette intérieure reste de loin la composante majeure du financement public. Elle progresse à un rythme beaucoup plus sage de 1,7%, pour atteindre 863 Mds de DH en 2026 (contre 849 Mds de DH l’année précédente). Une stabilité qui témoigne de la confiance des investisseurs nationaux et de la maturité du marché financier marocain.

En fin de compte, ces 1.211 Mds de DH de dette ne sont pas seulement un indicateur comptable. Ils représentent le prix des ambitions du Royaume, engagé dans des réformes structurelles majeures, tout en maintenant un pilotage macroéconomique rigoureux pour que le développement d’aujourd’hui ne devienne pas le fardeau de demain.

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