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Finances publiques

Discipline budgétaire 2026 : pour une stabilisation de l’endettement public autour de 65,8% du PIB

discipline reddition des comptes SEGMA

Pour 2026, la Loi de Finances vise une consolidation budgétaire graduelle avec un déficit ciblé à -3% du PIB (vs -3,4% du PIB selon BAM), tout en maintenant un effort d’investissement élevé. Les crédits budgétaires atteindraient 136,1 Mds de DH, soit 6,3% du PIB, concentrés sur les projets structurants et les programmes territoriaux intégrés tandis que les recettes fiscales sont attendues à 20,1% du PIB portées par l’IS et la TVA.

Le Maroc aborde l’année 2026 avec un cadrage macroéconomique plus porteur qu’en 2025. BAM a projeté lors de sa dernière réunion du comité de politique monétaire une croissance autour de 4,5% en 2026 (vs 4,2% pour le FMI), portée par une amélioration graduelle de la valeur ajoutée agricole sous l’hypothèse d’une campagne plus normale et par une dynamique non agricole qui demeure solide tandis que l’inflation serait maintenue à 0,8% en 2025 avant de s’accélérer graduellement à 1,3% en 2026 puis à 1,9% en 2027.

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Cette configuration, selon les analystes de BKGR, consolide un régime monétaire plus accommodant et ouvre la voie à un soutien additionnel de la demande via des conditions financières moins restrictives, prolongeant le maintien du taux directeur à 2,25% et préparant un atterrissage monétaire dovish avec un taux directeur attendu autour de 2% d’ici fin 2026.

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En parallèle, BAM devrait passer à un régime de ciblage de l’inflation à partir de 2027, consécutivement à une phase de test devant avoir lieu cette année. Les analystes de BKGR rappellent ainsi que cette transition est une étape de préparation au projet de flexibilisation du Dirham.

Et d’ajouter « Le PLF 2026 devrait agir dans ce contexte comme un véritable moteur de dépenses structurantes et de rééquilibrage territorial avec un effort d’investissement public ambitieux chiffré à 380 Mds de DH et soutenu par un rôle renforcé des EEP et des mécanismes de financements innovants ».

Les secteurs clés comme l’éducation (99,2 Mds de DH) et la santé (42,4 Mds de DH) bénéficieront de ressources  accrues tandis que la poursuite des projets d’infrastructures, notamment dans l’eau, contribuerait à asseoir une croissance durable et tangible.

Sur les équilibres externes et budgétaires, 2026 devrait rester globalement maîtrisée tout en intégrant des besoins de financement compatibles avec la phase d’investissement de cycle. BAM anticipe un déficit courant autour de -2% du PIB en 2026 dans un schéma où les exportations continueraient d’accélérer avec une progression attendue de 8,4% alors que la facture énergétique resterait contenue.

Pour 2026, la Loi de Finances vise une consolidation budgétaire graduelle avec un déficit ciblé à -3% du PIB (vs -3,4% du PIB selon BAM), tout en maintenant un effort d’investissement élevé. Les crédits budgétaires atteindraient 136,1 Mds de DH, soit 6,3% du PIB, concentrés sur les projets structurants et les programmes territoriaux intégrés tandis que les recettes fiscales sont attendues à 20,1% du PIB portées par l’IS et la TVA.

Cette combinaison de discipline budgétaire et d’investissement productif stabilisera l’endettement public autour de 65,8% du PIB et soutiendra directement la croissance économique, tout en assurant le financement durable de ses projets stratégiques.

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