Économie du désert : débat sur la justice territoriale

Les déserts, les zones montagneuses et les oasis doivent être considérés comme des territoires à fort potentiel, sources d’innovation et d’importance stratégique… mais des défis se posent tels que la justice spatiale, la résilience écologique, l’agriculture durable, la transition énergétique, la gestion de l’eau… autant de thématiques débattus lors du Septième Congrès International sur l’Économie du Désert, organisé par l’ENCG Dakhla.
Le septième Congrès international sur l’économie du désert (ICDED7) s’est tenu les 15 et 16 avril 2026. Organisé par l’École Nationale de Commerce et de Gestion de Dakhla (ENCG Dakhla), il avait pour thème : « Justice Territoriale et Développement dans les Régions Éloignées du Monde : Terres Arides, Zones Montagneuses et Oasis. ».
Selon le professeur Elouali Aailal, le fondateur et président du congrès, cette septième édition a réaffirmé le rôle de de cet événement comme une plateforme internationale de recherche scientifique et de dialogue sur l’économie, la gestion et le développement durable des déserts, des zones arides, des oasis et des régions reculées.
Pendant deux jours, l’événement a réuni des universitaires, des experts, des chercheurs et des acteurs institutionnels du Maroc et de l’étranger afin d’aborder les principaux défis auxquels sont confrontés ces territoires, notamment la justice spatiale, la résilience écologique, l’agriculture durable, la transition énergétique, la gestion de l’eau, l’intelligence artificielle, la culture et le développement régional.
Les discussions ont mis en lumière une conviction partagée : les déserts, les zones montagneuses et les oasis doivent être considérés comme des territoires à fort potentiel, sources d’innovation et d’importance stratégique.
La journée d’ouverture a été marquée par deux séances plénières animées par des intervenants de renom venus de plusieurs pays. Leurs interventions ont porté sur des sujets tels que la science et le développement durable dans les régions désertiques, l’élevage de camélidés en zones arides, la transformation socio-écologique, les communautés énergétiques, la résilience des écosystèmes, l’agriculture de conservation, le dessalement, l’intelligence artificielle et les technologies géospatiales, la tarification du carbone, l’action climatique et la justice territoriale.
La deuxième journée a été consacrée à un atelier doctoral organisé en sessions parallèles, offrant aux jeunes chercheurs l’opportunité de présenter leurs travaux sur l’accès aux soins de santé dans les régions arides, l’agriculture désertique, l’irrigation, l’aménagement du territoire, le dessalement, la pêche, l’économie digitale, l’intelligence artificielle, le comportement des consommateurs, la cybersécurité et la transposition des résultats de recherche en politiques économiques. Cette forte présence de la recherche doctorale a conféré au congrès une dimension académique et prospective essentielle.
Avec cette septième édition, l’ICDED a réaffirmé sa mission fondatrice : relier la recherche scientifique aux besoins concrets de développement dans les déserts et les territoires éloignés, tout en encourageant la coopération entre chercheurs académiques, décideurs politiques, société civile et acteurs du développement. Le congrès a également mis en lumière le rôle stratégique de Dakhla comme lieu d’échanges internationaux sur l’avenir des déserts, des zones arides et des régions éloignées.

