Flash
Le Roi Mohammed VI approuve la fin des fonctions de Madiha Khayr, ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle Conseil des ministres présidé par SM le Roi : cinq priorités au cœur du PLF 2027 et 25 Mds de DH pour le développement territorial CIH BANK et Yakeey lancent une plateforme immobilière intégrée à CIH Mobile Séance plénière commune lundi des deux Chambres du Parlement pour la présentation du programme gouvernemental Averses orageuses avec risque de grêle et rafales de vent sous orages samedi et dimanche dans plusieurs provinces Fatima Ezzahra El Mansouri : un programme gouvernemental ambitieux pour répondre aux attentes des citoyens Conseil de la concurrence : 185 opérations de concentrations économiques autorisées en 2025 Interpellation d’un extrémiste à Tanger : les expertises physico-chimiques révèlent la présence de substances entrant dans la fabrication d’explosifs Gouvernement El Mansouri Entre arithmétique de la majorité et sociologie du pouvoir 1.597 réseaux criminels de trafic de migrants et de traite des êtres humains démantelés entre 2021 et 2025
Société

Billet de la rédaction / Education, on n’a plus droit à l’échec

Education

A peine deux mois après le discours du Trône (30 juillet 2018) et à peine un mois après celui du 65 ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, Saïd Amzazi, ministre de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a présenté le 17 septembre 2018 son programme exécutif dans le domaine de soutien à la scolarité et de la mise en œuvre de la réforme de l’éducation et de la formation. Certes, il y a urgence parce que nous fonctionnons avec un système défaillant qui souffre de plusieurs maux qui font, de l’éducation en général et de l’école en particulier plus un frein à l’apprentissage et à l’ascension sociale.

Mais encore faut-il que le programme en question soit efficace pour remédier un tant soit peu aux multiples défaillances.

Publicité

Ce raisonnement aussi simpliste nous amène à nous interroger sur l’existence d’une étude sur laquelle s’est basée Amzazi pour concocter son programme. En effet, en l’absence d’une étude profonde et bien ficelée, nous risquons de reproduire les mêmes erreurs et se retrouver avec les mêmes résultats.

Publicité

Dans son grand oral, le ministre informe que le nouveau programme prend en considération les recommandations de la Vision stratégique de la réforme 2015-2030. Nous sommes en 2018 et nous ne ressentons guère les recommandations de cette vision qui, un jour nous a promis monts et merveilles. Ne risque-t-on pas encore de perdre du temps pour s’apercevoir que l’éducation au Maroc est ce qu’elle est et ce au grand dam des générations présentes et futures.

Au-delà du timing et de l’absence d’une réelle étude en la matière, nous manquons d’indicateurs de performance afin de pouvoir évaluer les réalisations par rapport aux objectifs escomptés. D’ailleurs, tout au long de la présentation, il a été question de moyens et non de résultats. Il ne suffit pas d’informer sur le taux de la baisse de la déperdition scolaire, nous avons également besoin d’indicateurs qui ne se limiteront pas à l’éducation, mais à son impact sur le mode de vie des citoyens (santé, civisme, situation de la femme et de la famille…).

Pour ne pas réitérer l’expérience du plan du d’urgence, il serait souhaitable de désigner une instance à même d’effectuer des évaluations d’étape pour procéder à des réglages à mi parcours et pour statuer sur la réussite ou l’échec de l’expérience.

L’évaluation en elle-même serait vaine en l’absence de critères bien définis, calculables, vérifiables et auditables.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!