Élections 2026 : l’électeur marocain a-t-il vraiment changé ?

Entre fidélité, abstention, clientélisme et jugement, le vote marocain devient plus difficile à conquérir. La vraie question d’une élection n’est pas seulement : « Qui va gagner ? » Elle est aussi : « Qu’est-ce qui fera voter — ou ne pas voter — les citoyens ? ».
Pourquoi allez-vous voter ? Pour un parti ? Pour un candidat ? Pour un programme ? Parce que votre famille ou votre milieu vous ont rapproché depuis longtemps d’une sensibilité politique ? Parce que vous connaissez celui qui se présente dans votre circonscription ? Parce que vous voulez sanctionner ceux qui ont gouverné ? Parce que vous estimez que votre situation — ou celle du pays — s’est améliorée ou détériorée ? Ou peut-être n’irez-vous pas voter du tout.
La question paraît simple. Elle ne l’est pas. Derrière un même bulletin peuvent se cacher des logiques différentes. Et derrière une même abstention aussi.
En pleine campagne, le débat public se concentre naturellement sur les partis, les candidatures, les programmes et les rapports de force. Mais une autre élection se joue, plus silencieuse : celle qui se déroule dans la tête de l’électeur. Que conserve-t-il de ses fidélités ? Que retient-il d’un bilan ? À qui attribue-t-il la responsabilité de ce qu’il vit ? Que croit-il possible ? Quelle alternative juge-t-il crédible ?
C’est peut-être là que se trouve la question la plus intéressante : l’électeur marocain a-t-il changé ?
« J’ai toujours voté pour eux » : l’électeur d’appartenance n’a pas disparu
La sociologie électorale a depuis longtemps montré que l’on ne choisit pas dans le vide. Les travaux de Columbia ont insisté sur les appartenances sociales et les réseaux ; l’école de Michigan sur l’identification partisane ; Lipset et Rokkan sur les clivages qui structurent durablement les systèmes politiques.[1]
Le Maroc n’échappe évidemment pas à cette question. Les travaux de Rémy Leveau et ceux de Paul Pascon invitent à regarder les appartenances, les notabilités, les solidarités, les réseaux et les trajectoires territoriales.[2]
Mais il faut éviter un premier piège : dire qu’une appartenance « structure » un vote ne signifie pas qu’elle le « détermine ». Un citoyen peut être socialement situé sans être électoralement prisonnier de sa position.
| L’appartenance peut orienter le vote. Elle ne dispense jamais d’expliquer le passage de l’appartenance au choix. |
« Je connais le candidat » : que devient le parti ?
Un deuxième électeur pourrait répondre : « Je vote pour lui parce que je le connais. Il connaît notre commune, notre quartier, notre famille. Il est présent. »
Mais compliquons immédiatement la situation. Je connais le candidat, mais il a changé de parti : est-ce que je suis l’homme ou est-ce que je reste fidèle à l’étiquette ? À l’inverse, je ne connais pas personnellement le candidat, mais son programme me parle : est-ce que le programme peut l’emporter sur la proximité ?
La mobilité des candidatures d’une formation à une autre — ce que le langage politique qualifie volontiers de transhumance — rend cette question particulièrement révélatrice. Elle ne nous dit pas à l’avance ce que fera l’électeur ; elle offre presque une expérience naturelle : qu’est-ce qui pèse le plus lorsque l’homme, l’étiquette, le réseau et le programme ne vont plus dans le même sens ?
Proximité, notabilité… ou clientélisme ?
Faut-il, dès qu’un électeur valorise une relation personnelle ou locale, parler de clientélisme ? Ce serait trop rapide. Proximité, ancrage territorial, notabilité, intermédiation, service et échange clientélaire ne sont pas des synonymes.
La littérature comparative sur le clientélisme — et, pour le Maroc, notamment les travaux de Maria Pellicer et Eva Wegner — invite précisément à identifier le mécanisme plutôt qu’à coller une étiquette.[3]
Un vote relationnel n’est pas nécessairement acheté ; un vote local n’est pas nécessairement irrationnel. La question scientifiquement féconde est plutôt : dans quelles configurations la relation personnelle, le réseau, le service ou la proximité deviennent-ils plus explicatifs que le programme, l’idéologie ou le bilan ?
« Je vais comparer » : l’électeur rationnel… mais pas omniscient
Anthony Downs a donné une formulation classique à l’idée d’un électeur qui compare des options. Herbert Simon rappelle cependant que personne ne dispose de toute l’information, de tout le temps et de toute la capacité nécessaires pour calculer parfaitement ; Arthur Lupia montre qu’un choix raisonnable peut aussi s’appuyer sur des raccourcis informationnels.[4]
Rationnel ne veut donc pas dire omniscient. L’électeur arbitre avec ce qu’il sait, ce qu’il croit savoir et les signaux auxquels il accorde sa confiance : parti, candidat, programme, bilan, enjeu saillant, entourage, réputation.
| L’électeur ne choisit pas l’offre politique telle qu’elle existe. Il choisit l’offre politique telle qu’il la perçoit. |
L’énigme de Downs : si une voix pèse si peu, pourquoi voter ?
Dans sa forme simplifiée, le calcul peut s’écrire : R = P × B − C. R représente le gain attendu de la participation ; P, la probabilité que ma voix soit décisive ; B, le bénéfice que j’attends de la victoire de l’option que je préfère ; C, le coût de ma participation. Dans une grande élection, P devient minuscule. Si l’on ne raisonnait qu’en coûts et bénéfices individuels immédiats, pourquoi se déplacer ?[5]
Cette énigme suffit ici. Elle rappelle que le vote ne se réduit jamais à un calcul froid. Nous reviendrons ailleurs sur ce que la théorie a dû ajouter à l’équation pour mieux comprendre le devoir civique, l’expression ou la satisfaction de participer.
Le bilan entre dans l’isoloir
- O. Key puis Morris Fiorina ont montré que l’électeur peut regarder le passé pour décider du futur : le bilan devient une information politique.[6][7]
Mais une performance « objective » n’entre pas directement dans l’urne. Elle doit être perçue, interprétée, puis attribuée à quelqu’un. Les travaux plus récents d’Andrew Healy et Neil Malhotra ont précisément renouvelé cette question : l’évaluation rétrospective dépend de ce que les citoyens retiennent du bilan et de la manière dont ils relient événements, action publique et responsabilité politique.[8]
Le pouvoir d’achat et le coût de la vie offrent ici un exemple très concret. Ils occupent aujourd’hui une place visible dans l’offre électorale et dans la campagne ; mais, pour la sociologie électorale, la vraie question n’est pas seulement de savoir si les prix ont augmenté ou diminué. Elle est de savoir comment l’électeur perçoit cette évolution, à qui il en attribue la responsabilité et quel poids il lui donne parmi ses autres critères de jugement.
Le jugement peut porter sur la situation personnelle ou sur la situation collective : emploi, prix, services publics, école, santé, sécurité, confiance dans l’avenir. La littérature parle notamment de vote sociotropique lorsque l’évaluation porte sur la situation générale plutôt que sur le seul portefeuille individuel.[9]
Et pour un jeune électeur ? Le raisonnement peut prendre une tonalité particulière : emploi, accès au logement, perspectives d’avenir, possibilité de construire un projet de vie — mais aussi sentiment que le vote peut réellement changer quelque chose. La question n’est pas de prédire le « vote des jeunes » comme s’il était homogène ; elle est d’identifier les critères par lesquels différentes jeunesses évaluent la politique.
Être mécontent suffit-il pour sanctionner ?
Imaginons maintenant trois électeurs également mécontents. Le premier vote pour l’opposition. Le deuxième s’abstient. Le troisième reconduit pourtant le sortant. Même insatisfaction, trois comportements.
Pourquoi ? Parce qu’entre le jugement et le vote se glissent au moins deux mécanismes : l’attribution de responsabilité et l’existence d’une alternative jugée crédible. Dieter Stiers et Ruth Dassonneville montrent d’ailleurs que le vote rétrospectif dépend aussi de la lisibilité des alternatives : juger un gouvernement ne suffit pas si l’électeur ne distingue pas clairement ce qui lui est proposé en face.[10]
| Entre l’insatisfaction et la sanction se trouve l’alternative. |
Un électeur peut être déçu et rester fidèle. Il peut vouloir sanctionner mais ne pas identifier clairement qui est responsable. Il peut être insatisfait et ne trouver aucune offre de remplacement crédible. Il peut enfin préférer un candidat local tout en rejetant le bilan national de son parti.
C’est ici que l’élection devient beaucoup moins prévisible qu’un simple thermomètre de satisfaction.
Et celui qui ne vote pas : que nous dit-il ?
Il reste un électeur que les commentaires traitent souvent comme une absence : l’abstentionniste. Or l’abstention peut traduire indifférence, faible politisation, difficulté d’inscription, obstacle matériel, rejet de l’offre, protestation, absence d’alternative ou jugement négatif.
En 2021, la participation officielle aux législatives marocaines a été de 50,35 % des inscrits. Rapportés à la population en âge de voter utilisée dans nos données de travail, les votants représentaient environ 34,8 %. Les deux chiffres ne répondent pas à la même question.[11]
Le premier demande : parmi les inscrits, combien ont voté ? Le second oblige à regarder ce qui se passe avant l’isoloir : qui entre effectivement dans le corps électoral actif ? Cette question est très contemporaine : Brian Paul Boyle, puis Davide Angelucci et ses coauteurs, montrent que les écarts de participation selon l’âge, le revenu ou l’éducation ne sont pas un détail statistique ; ils touchent à l’inégalité même de la représentation politique.[12]
| L’abstention n’est pas le silence de l’électeur. Le problème est que nous ne savons pas toujours ce qu’elle dit. |
Nous avons déjà développé ailleurs l’évolution de la participation électorale marocaine. Ici, le chiffre de 2021 suffit : l’objectif n’est pas de répéter une série historique, mais de rappeler que le choix du dénominateur change la question posée.
« Je l’ai vu partout » : campagne, médias, réseaux… mais influence réelle ?
Depuis Lazarsfeld, la sociologie électorale sait que les messages politiques passent par des médiations. Les théories de l’agenda-setting, du priming et du framing ont ensuite distingué plusieurs formes d’influence : rendre un enjeu saillant, activer un critère de jugement, proposer un cadre d’interprétation.[13]
Les plateformes numériques ajoutent une difficulté : voir davantage un contenu ne signifie pas y croire ; y croire ne signifie pas changer d’opinion ; changer d’opinion ne signifie pas nécessairement changer de vote.
| MESSAGE EXPOSITION ATTENTION INTERPRÉTATION JUGEMENT COMPORTEMENT |
À chaque étape, l’influence peut s’atténuer, se transformer ou même disparaître. La visibilité n’est donc jamais, à elle seule, une preuve de persuasion.
Alors, l’électeur marocain est-il devenu un citoyen-évaluateur ?
Pas si vite.
L’idée de citoyen-évaluateur ne signifie pas que l’électeur marocain aurait cessé d’appartenir à des groupes, d’être sensible aux réseaux, de valoriser un candidat local, d’être exposé aux campagnes ou de voter en fonction d’une identification. Elle pose une hypothèse plus modeste : l’appartenance suffit-elle encore, à elle seule, à expliquer le comportement ?[14]
Le citoyen-évaluateur est celui pour lequel les attentes, la performance perçue, le jugement porté sur le bilan, l’attribution de responsabilité et la crédibilité d’une alternative peuvent entrer dans la décision. Il peut rester fidèle après avoir évalué. Il peut sanctionner. Il peut changer. Il peut aussi s’abstenir.
| Le citoyen-évaluateur n’est pas celui qui n’appartient plus. C’est celui dont l’appartenance ne suffit plus, à elle seule, à expliquer le comportement. |
Cette hypothèse doit accepter d’être contredite. Si les comportements sont mieux expliqués par les appartenances, les médiations locales, l’offre, les règles ou les contraintes, l’explication évaluative doit reculer.
Peut-être n’y a-t-il pas un nouvel électeur, mais plusieurs électeurs dans le même citoyen
Nous cherchons souvent « l’électeur marocain » comme s’il constituait un personnage unique : traditionnel ou moderne, fidèle ou volatil, rationnel ou clientéliste, influencé ou autonome, abstentionniste ou évaluateur.
Mais un même citoyen peut appartenir et comparer. Être fidèle et déçu. Valoriser un réseau local et juger un bilan national. Être exposé à une campagne et lui résister. Être insatisfait sans sanctionner. S’abstenir tout en portant un jugement politique.
Inglehart aide à penser les transformations lentes des valeurs ; Key et Fiorina, le jugement rétrospectif ; Columbia et Michigan, la persistance des appartenances ; Downs, Simon et Lupia, le choix sous information imparfaite. Ces mécanismes peuvent coexister.[15]
Le changement électoral ne signifie donc pas nécessairement le remplacement d’un type d’électeur par un autre. Il peut signifier que le poids relatif des mécanismes varie selon l’élection, le territoire, l’offre, les enjeux et les individus. Les recherches de Ruth Dassonneville sur la volatilité électorale invitent précisément à prendre au sérieux cet électeur moins captif, plus mobile et, par conséquent, plus difficile à anticiper.[16]
Le 23 septembre, nous connaîtrons les vainqueurs. Mais connaîtrons-nous les électeurs ?
Le scrutin législatif est fixé au 23 septembre 2026 ; la campagne officielle se déroule du 10 au 22 septembre.[17]
Le soir du scrutin, les chiffres arriveront vite. On commentera les gagnants, les perdants, les progressions, les reculs, la participation et les surprises. Mais les résultats ne répondront pas automatiquement aux questions les plus importantes.
Le citoyen aura-t-il voté parce qu’il appartient ? Parce qu’il connaît ? Parce qu’il espère ? Parce qu’il compare ? Parce qu’il juge ? Parce qu’il sanctionne ? Parce qu’il croit à une alternative ?
Et celui qui ne se sera pas déplacé : aura-t-il renoncé à la politique — ou porté, à sa manière, un jugement sur elle ?
Il faudra résister à une tentation : raconter dès le lendemain une histoire simple à partir de chiffres complexes.
| Une élection nous dit qui a gagné. Comprendre pourquoi les citoyens ont voté — ou n’ont pas voté — demande beaucoup plus. |
Qu’est-ce qui suffit encore à emporter un vote ?
Peut-être assistons-nous moins à la disparition du vote d’appartenance qu’à la coexistence de plusieurs logiques dans un même électeur.
Il peut appartenir et comparer. Être fidèle et déçu. Être influencé et juger. Être insatisfait sans sanctionner. S’abstenir et pourtant évaluer.
C’est pourquoi la véritable question des prochaines élections n’est peut-être pas seulement : « L’électeur marocain a-t-il changé ? »
| Elle est plus exigeante : « Qu’est-ce qui, désormais, suffit encore à emporter son vote ? » |
Écrit par Ali Lahrichi
Professeur de Droit et Sciences politiques – Doyen ISPJS – Mundiapolis
Note éditoriale — Article d’analyse. Il ne formule aucun pronostic électoral et ne présente aucun sondage d’intention de vote.
[1]Paul F. Lazarsfeld, Bernard Berelson & Hazel Gaudet, The People’s Choice, Columbia University Press, 1944 ; Angus Campbell et al., The American Voter, Wiley, 1960 ; Seymour M. Lipset & Stein Rokkan (dir.), Party Systems and Voter Alignments, Free Press, 1967.
[2]Rémy Leveau, Le Fellah marocain, défenseur du trône, Presses de la FNSP, 1976. Sur les structures sociales et territoriales marocaines, voir également les travaux de Paul Pascon.
[3]Maria Pellicer & Eva Wegner, « Electoral Rules and Clientelistic Parties », Quarterly Journal of Political Science, 8(4), 2013, p. 339–371 ; Maria Pellicer & Eva Wegner, « Socio-economic voter profile and motives for Islamist support in Morocco », Party Politics, 20(1), 2014, p. 116–133.
[4]Anthony Downs, An Economic Theory of Democracy, Harper & Row, 1957 ; Herbert A. Simon, Models of Man, Wiley, 1957 ; Arthur Lupia, « Shortcuts Versus Encyclopedias », American Political Science Review, 88(1), 1994, p. 63–76.
[5]Anthony Downs, An Economic Theory of Democracy, 1957. Sur le calcul de la participation, voir aussi William H. Riker & Peter C. Ordeshook, « A Theory of the Calculus of Voting », American Political Science Review, 62(1), 1968, p. 25–42. La formule présentée ici est volontairement simplifiée.
[6]V. O. Key Jr., The Responsible Electorate, Harvard University Press, 1966 ; Morris P. Fiorina, Retrospective Voting in American National Elections, Yale University Press, 1981.
[7]Pour un développement antérieur sur l’hésitation électorale, l’abstention et le choix du citoyen, voir « Je vote, je ne vote pas ? », EcoActu.ma, 1er septembre 2026.
[8]Andrew Healy & Neil Malhotra, « Retrospective Voting Reconsidered », Annual Review of Political Science, vol. 16, 2013, p. 285–306.
[9]Donald R. Kinder & D. Roderick Kiewiet, « Sociotropic Politics: The American Case », British Journal of Political Science, 11(2), 1981, p. 129–161.
[10]Dieter Stiers & Ruth Dassonneville, « Retrospective Voting and the Polarization of Available Alternatives », Canadian Journal of Political Science / Revue canadienne de science politique, vol. 53, no 1, 2020, p. 99–115 (publication en ligne : 2019).
[11]Ministère de l’Intérieur, résultats des élections législatives de 2021 ; données de population en âge de voter mobilisées dans le support de cours. Participation officielle : 50,35 % des inscrits ; votants rapportés à la population en âge de voter : environ 34,8 %.
[12]Brian Paul Boyle, « Engineering Democracy: Electoral Rules and Turnout Inequality », Political Studies, vol. 72, no 1, 2024, p. 177–199 ; Davide Angelucci, Marco Improta, Romain Lachat & Davide Vittori, « Time Will Tear Us Apart: European Electoral Participation Dynamics in Longitudinal Perspective », Electoral Studies, vol. 90, 2024, art. 102819.
[13]Paul F. Lazarsfeld, Bernard Berelson & Hazel Gaudet, The People’s Choice, 1944 ; Maxwell McCombs & Donald Shaw, travaux sur l’agenda-setting ; Robert M. Entman, travaux sur le framing.
[14]Ali Lahrichi, « Du vote d’appartenance au vote d’évaluation ? Le citoyen-évaluateur comme modèle d’analyse du comportement électoral au Maroc », International Journal of Legal, Economic, and Social Sciences, 2(9), 2026, p. 292–320.
[15]Ronald Inglehart, The Silent Revolution, Princeton University Press, 1977 ; V. O. Key Jr., 1966 ; Morris P. Fiorina, 1981 ; Anthony Downs, 1957 ; Herbert A. Simon, 1957 ; Arthur Lupia, 1994.
[16]Ruth Dassonneville, « Electoral Volatility and Parties’ Ideological Responsiveness », European Journal of Political Research, vol. 57, no 4, 2018, p. 808–828.
[17]Portail officiel Maroc.ma, « Élections législatives marocaines 2026 » : scrutin du 23 septembre 2026 ; campagne électorale du 10 au 22 septembre 2026. Voir également le communiqué du ministère de l’Intérieur sur les candidatures, 10 septembre 2026.
