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Economie Internationale

Entre détente géopolitique et rigueur de la Fed : les commodités sous pression

détente matières premières

 

Les marchés mondiaux des matières premières subissent un net coup de frein, pris en étau entre la détente des risques géopolitiques et le durcissement monétaire américain. D’un côté, le secteur de l’énergie amorce un repli marqué de plus de 20 % en un mois, soulagé par l’accord intérimaire entre les États-Unis et l’Iran qui libère l’offre de brut et fluidifie le trafic dans le détroit d’Ormuz. De l’autre, le compartiment des métaux capitule face à la fermeté de la Réserve fédérale américaine ; la perspective de taux d’intérêt durablement élevés propulse le dollar et pèse lourdement sur les cours de l’or, de l’argent et du cuivre.

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Energie : Les prix du pétrole reculent nettement depuis l’annonce de l’accord intérimaire entre les États-Unis et l’Iran. Le cours du baril cède plus de 20% en un mois. Les discussions entre Washington et Téhéran ont envoyé des signaux jugés positifs par le marché. Les Etats-Unis ont accordé une licence de 60 jours permettant à l’Iran d’exporter du pétrole. Cette mesure lève temporairement une partie des contraintes pour les acheteurs, élargit les débouchés du brut iranien et accélère la reprise de l’offre.

Le marché surveille aussi le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20% du pétrole mondial. Le trafic y remonte progressivement. Plusieurs pétroliers ont effectivement repris leur route dans cette zone stratégique. L’Irak se dit prêt à relancer progressivement ses champs pétroliers. Sur le plan fondamental, l’OPEP conserve une vision positive de la demande à long terme.

L’organisation prévoit une consommation mondiale de 105,1 millions de barils par jour en 2025 et une projection de 113,3 millions en 2030, portée par l’Asie, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Amérique latine. Comme d’habitude, cette vision contraste avec celle de l’Agence internationale de l’énergie, qui anticipe à terme un recul de la demande mondiale.

Métaux : Les métaux ont plié sous l’effet du durcissement de ton de la Réserve fédérale américaine. L’or a nettement reculé, pénalisé par la remontée du dollar et par la hausse des anticipations de taux aux Etats-Unis. Le métal jaune évolue autour de 4125 USD l’once. Le marché intègre désormais une probabilité élevée de nouvelle hausse des taux dans les prochains mois, ce qui réduit l’attrait de l’or, qui ne verse pas de rendement. L’argent a suivi le même mouvement, avec une correction plus marquée. Le métal gris cède 4,5% aujourd’hui et se rapproche de la ligne des 60 USD. Sur le marché des métaux industriels, le cuivre coté au LME a reculé d’environ 1% à 13650 USD la semaine dernière.

Là aussi, les anticipations de taux plus élevés ont pesé sur les cours, via un dollar plus ferme et des coûts de financement plus élevés. Les investisseurs surveillent également la décision attendue de Donald Trump sur d’éventuels droits de douane visant le cuivre raffiné. Une telle mesure pourrait modifier les flux commerciaux, déplacer les stocks et accentuer les écarts de prix entre les régions.

Produits agricoles : Les céréales ont tenté un rebond à Chicago après avoir touché des plus bas de plusieurs mois, mais le mouvement reste fragile. Le blé, le maïs et le soja restent sous pression, pénalisés par un dollar ferme, la baisse du pétrole et des conditions météo jugées plus favorables aux cultures américaines. Le blé s’échange autour de 603 cents (contrat septembre 2026), le maïs se négocie autour de 418 cents et le soja se stabilise à 1122 cents (contrat juillet 2026). (Avec Zonebourse)

 

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