Espace Schengen : un mécanisme de suspension des visas plus flexible

Le Parlement européen a approuvé, mardi, la réforme du mécanisme de suspension de l’exemption de visa accordée à certains pays, afin de permettre à l’Union européenne de réagir plus rapidement en cas d’abus ou de menaces.
Ce nouveau dispositif, qui modifie le règlement (UE) 2018/1806, introduit de nouveaux motifs de suspension, notamment l’instrumentalisation de la migration à des fins politiques, la mise en place de programmes de citoyenneté par investissement dits “passeports dorés”, ou encore les violations graves des droits humains et du droit international.
Les pays bénéficiant de l’exemption de visa et actuellement suivis de près par la Commission européenne incluent notamment l’Albanie, la Serbie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la Macédoine du Nord, la Moldavie et l’Ukraine, ainsi que plusieurs États des Caraïbes disposant de programmes de citoyenneté par investissement.
La durée de suspension pourra désormais atteindre douze mois, contre neuf auparavant, avec possibilité de prolongation jusqu’à deux ans. Le texte prévoit également un contrôle plus étroit des pays bénéficiaires et renforce la capacité de la Commission européenne et des États membres à déclencher la procédure en cas de manquements.
Selon les eurodéputés, cette réforme vise à rendre la politique européenne des visas plus cohérente et plus réactive face aux nouveaux défis migratoires et sécuritaires, tout en préservant les principes de coopération et de dialogue avec les pays partenaires.



Une belle vision pour l avenir