🎥Étudiants en médecine : le gouvernement muré dans le silence

Ecrit par Imane Bouhrara I
Depuis le boycott largement observé par les étudiants en médecine pour l’examen de la session ordinaire du printemps, il n’y a pas les prémices d’une reprise de dialogue entre le gouvernement et les étudiants. L’opposition fustige ce silence radio qui n’augure rien de bon.
C’est une séance houleuse que celle des questions orales ce lundi à la 1e chambre. L’ouverture de la séance a rapidement tournée au vinaigre lorsque les groupes de l’opposition s’étaient rendus compte que le ministre de l’Enseignement supérieur, A. Miraoui n’était pas de la partie pour répondre à leur demande conformément aux articles 151 et 152 du règlement interne de la Chambre des représentants. Encore moins du porte-parole du gouvernement, partie prenante du dialogue tenu juste la veille de l’examen. Et pourtant, il y a péril en la demeure avec la crise non amorcée après le boycott quasi général observé par les étudiants de médecine des examens de la session ordinaire de printemps.
Et alors que la séance a déjà démarré que le président de la séance montre à la salle la réponse de l’exécutif : le gouvernement n’est pas prêt de réagir aux demandes des députés, dont deux l’opposition et deux de la majorité.
Ce qui provoque l’ire des députés de l’opposition prenant cette posture comme un manque de considération à l’égard du pouvoir législatif et de son rôle de contrôler le travail du pouvoir exécutif. Ils décident de se retirer de la séance pour ce qu’ils qualifient de manque de considération.
La sĂ©ance a Ă©tĂ© suspendue une trentaine de minutes avant de reprendre en l’absence de l’opposition, bien que le dĂ©putĂ© et prĂ©sident du groupe istiqlalien pour l’UnitĂ© et l’Égalitarisme Ă la Chambre des ReprĂ©sentants, Omar Hjira, a expliquĂ© que le ministre Miraoui n’a finalement pas pris part Ă cette sĂ©ance pour des raisons personnelles ..
A ce stade, bien que certaines parties proches du dossier Ă©voquent une grève non justifiĂ©e, souvent par ignorance des conditions d’enseignement, d’internat et de rĂ©sidanat qu’endurent les Ă©tudiants de mĂ©decine, mais Ă quelques encablures de la session de rattrapage vers fin juillet, la posture de la tutelle et de l’exĂ©cutif ne semble pas productive. Surtout au moment oĂą l’avenir d’une vingtaine de milliers d’Ă©tudiants en mĂ©decine demeure incertain.Â
Surtout que face à cette posture, la Commission nationale des étudiant en médecine, en médecine dentaire et pharmacie (CNEMEP), elle, continue d’appeler à un dialogue sérieux sanctionné par un PV dément signé tout dénonçant les forme d’intimidation subies notamment des suspension d’étudiants et de dissolution d’instances représentatives des étudiants.
Une sĂ©rie de manifestations des Ă©tudiants sont enclenchĂ©es depuis dimanche et se poursuivront jusqu’au 16 juillet date d’une marche nationale des Ă©tudiants qui se tiendra Ă Rabat.
Par ailleurs, et contrairement au science radio du gouvernement et bien qu’elle ne veuille politiser davantage son dossier revendicatif, la CNEMEP tiendra une confĂ©rence de presse le samedi 13 juillet pour informer sur les restrictions subies.Â



