Ecrit par Imane Bouhrara I
Depuis le boycott largement observĂ© par les Ă©tudiants en mĂ©decine pour lâexamen de la session ordinaire du printemps, il nây a pas les prĂ©mices dâune reprise de dialogue entre le gouvernement et les Ă©tudiants. Lâopposition fustige ce silence radio qui nâaugure rien de bon.
Câest une sĂ©ance houleuse que celle des questions orales ce lundi Ă la 1e chambre. Lâouverture de la sĂ©ance a rapidement tournĂ©e au vinaigre lorsque les groupes de lâopposition sâĂ©taient rendus compte que le ministre de lâEnseignement supĂ©rieur, A. Miraoui nâĂ©tait pas de la partie pour rĂ©pondre Ă leur demande conformĂ©ment aux articles 151 et 152 du rĂšglement interne de la Chambre des reprĂ©sentants. Encore moins du porte-parole du gouvernement, partie prenante du dialogue tenu juste la veille de lâexamen. Et pourtant, il y a pĂ©ril en la demeure avec la crise non amorcĂ©e aprĂšs le boycott quasi gĂ©nĂ©ral observĂ© par les Ă©tudiants de mĂ©decine des examens de la session ordinaire de printemps.
Et alors que la sĂ©ance a dĂ©jĂ dĂ©marrĂ© que le prĂ©sident de la sĂ©ance montre Ă la salle la rĂ©ponse de lâexĂ©cutif : le gouvernement nâest pas prĂȘt de rĂ©agir aux demandes des dĂ©putĂ©s, dont deux lâopposition et deux de la majoritĂ©.
Ce qui provoque lâire des dĂ©putĂ©s de lâopposition prenant cette posture comme un manque de considĂ©ration Ă lâĂ©gard du pouvoir lĂ©gislatif et de son rĂŽle de contrĂŽler le travail du pouvoir exĂ©cutif. Ils dĂ©cident de se retirer de la sĂ©ance pour ce quâils qualifient de manque de considĂ©ration.
La sĂ©ance a Ă©tĂ© suspendue une trentaine de minutes avant de reprendre en l’absence de l’opposition, bien que le dĂ©putĂ© et prĂ©sident du groupe istiqlalien pour lâUnitĂ© et l’Ăgalitarisme Ă la Chambre des ReprĂ©sentants, Omar Hjira, a expliquĂ© que le ministre Miraoui n’a finalement pas pris part Ă cette sĂ©ance pour des raisons personnelles ..
A ce stade, bien que certaines parties proches du dossier Ă©voquent une grĂšve non justifiĂ©e, souvent par ignorance des conditions dâenseignement, dâinternat et de rĂ©sidanat quâendurent les Ă©tudiants de mĂ©decine, mais Ă quelques encablures de la session de rattrapage vers fin juillet, la posture de la tutelle et de lâexĂ©cutif ne semble pas productive. Surtout au moment oĂč l’avenir d’une vingtaine de milliers d’Ă©tudiants en mĂ©decine demeure incertain.Â
Surtout que face Ă cette posture, la Commission nationale des Ă©tudiant en mĂ©decine, en mĂ©decine dentaire et pharmacie (CNEMEP), elle, continue dâappeler Ă un dialogue sĂ©rieux sanctionnĂ© par un PV dĂ©ment signĂ© tout dĂ©nonçant les forme dâintimidation subies notamment des suspension dâĂ©tudiants et de dissolution dâinstances reprĂ©sentatives des Ă©tudiants.
Une sĂ©rie de manifestations des Ă©tudiants sont enclenchĂ©es depuis dimanche et se poursuivront jusqu’au 16 juillet date d’une marche nationale des Ă©tudiants qui se tiendra Ă Rabat.
Par ailleurs, et contrairement au science radio du gouvernement et bien qu’elle ne veuille politiser davantage son dossier revendicatif, la CNEMEP tiendra une confĂ©rence de presse le samedi 13 juillet pour informer sur les restrictions subies.Â







