Dans son intervention, Jean-François Delfraissy estime que le « contraste » entre une forte augmentation de la circulation du virus et des services hospitaliers loin de la saturation « fait que les décisions sont difficiles à prendre », reconnaît le président de cette instance, chargée de conseiller l’exécutif dans sa gestion de l’épidémie. Mais « toute décision qui serait prise actuellement n’aura un bénéfice potentiel » sur la situation sanitaire « que dans 15 jours », ajoute-il.
Il a notamment évoqué un renforcement de la protection des personnes âgées ou présentant un facteur de risque (diabète, obésité, maladies respiratoires…) afin de « créer une sorte de bulle autour de ces personnes ».
Pour le reste de la population, « il faut que la France recommence à vivre », mais en étant « très actif sur la stratégie de tester/tracer/isoler », a-t-il ajouté, constatant que ce triptyque laissait encore trop à désirer.
Pour Pr Delfraissy, dans certaines régions de France, le passage à des « mesures contraignantes » est envisageable pour la période d’isolement des malades et cas contacts, même si ce n’est pas la voie privilégiée pour l’instant par le Conseil scientifique. En revanche, « les mesures de type fermeture des bars » ou interdiction « des grandes manifestations, ce n’est pas ça qui résoudra le problème ».


