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Développement Durable

IMAL et l’AMCDD lancent à Casablanca un dialogue national sur la souveraineté énergétique du Maroc

IMAL

La rencontre du 23 juillet 2026 mettra en débat le coût de la dépendance aux énergies fossiles et le potentiel des systèmes renouvelables décentralisés, avec un premier focus territorial sur Casablanca-Settat.

L’Initiative Imal pour le Climat et le Développement (IMAL) et l’Alliance Marocaine pour le Climat et le Développement Durable (AMCDD) organisent, le 23 juillet 2026 à Casablanca, une rencontre consacrée aux impératifs et aux opportunités de la transition énergétique et de la sortie progressive des énergies fossiles.

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Cette rencontre marquera le lancement de la campagne nationale de dialogue « Vers la souveraineté énergétique au Maroc : accélération de la sortie progressive des énergies fossiles vers une énergie décentralisée dans les 12 régions du Royaume ». Elle réunira décideurs publics, collectivités territoriales, acteurs économiques, institutions financières, chercheurs, universitaires et représentants de la société civile.

Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, la volatilité des marchés et le renforcement des exigences climatiques, et un contexte national où le Maroc reste fortement dépendant des importations d’énergies fossiles, qui représentent plus de 80 % de l’énergie consommée, Imal plaide pour l’accélération du développement des énergies renouvelables produites au Maroc, l’efficacité énergétique et l’électrification des usages, tout en associant étroitement les territoires, les entreprises, la recherche et les citoyens.

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Au cours de la rencontre, IMAL présentera ses analyses sur les flux d’importation d’énergies fossiles, leurs coûts économiques et les trajectoires possibles d’une sortie progressive. Un portail de données conçu par le think tank sera également dévoilé afin de rendre accessibles des données et analyses destinées à nourrir les politiques publiques et le dialogue national.

IMAL présentera par ailleurs son rapport consacré au potentiel des systèmes énergétiques renouvelables décentralisés au Maroc. L’étude examine notamment les possibilités offertes par l’autoconsommation, le stockage et la production solaire en toiture, ainsi que leurs effets potentiels sur les coûts énergétiques, la création d’emplois, la compétitivité territoriale et la réduction des émissions.

Un focus particulier sera porté à Casablanca-Settat, en tant que territoire clé de la transition énergétique. Principal pôle économique, industriel et financier du Royaume, la région Casablanca-Settat concentre une part importante de la demande énergétique nationale. Elle dispose également d’un potentiel solaire en toiture susceptible d’en faire un territoire de référence pour le déploiement de solutions énergétiques décentralisées.

Selon le scénario médian présenté dans les analyses d’IMAL à l’horizon 2035, ces systèmes pourraient représenter dans la région 4,60 GW de capacité installée et produire près de 8,43 TWh d’électricité. Leur déploiement correspondrait à un marché estimé à 46 Mds de DH, permettrait d’éviter environ 6,08 millions de tonnes de CO₂ et pourrait générer près de 6 909 emplois directs et indirects.

Les échanges porteront sur les leviers d’une souveraineté énergétique durable, le rôle des acteurs territoriaux, le cadre réglementaire de l’autoproduction d’électricité — notamment la loi n° 82-21 — et les opportunités concrètes pour les collectivités, les entreprises et les citoyens.

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AMCDD

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