La croissance s’accélère à 5,2% en 2026 sous une inflation maîtrisée à 2,2% (BAM)

Selon les dernières projections de Bank Al-Maghrib, le produit intérieur brut (PIB) devrait bondir à 5,2 % cette année, après une performance déjà solide de 4,9 % en 2025. Ce dynamisme repose sur le comportement remarquable du secteur agricole, dont la valeur ajoutée grimpe de 16 % grâce à une récolte céréalière estimée à 90 millions de quintaux.
Au niveau national, après un accroissement de 8,2% en 2025, la valeur ajoutée agricole marquerait un rebond de 16% cette année tenant compte d’une récolte céréalière estimée par le Département de l’Agriculture à 90 millions de quintaux. Elle devrait ensuite accuser un recul de 7,6% en 2027 sous l’hypothèse d’un retour à une production céréalière moyenne. Pour les activités non agricoles, leur rythme devrait se consolider à 4,2% en moyenne en 2026 et en 2027, après 4,5% en 2025.
Au total, la croissance de l’économie nationale ressortirait, selon les projections de Bank Al-Maghrib, en accélération de 4,9% en 2025 à 5,2% cette année, puis s’établirait, en raison de l’effet de base, à 3,1% en 2027.
Dans le même sens,les anticipations d’inflation se sont inscrites en hausse limitée. Les experts du secteur financier, interrogés au cours du deuxième trimestre de 2026 dans le cadre de l’enquête trimestrielle de Bank Al-Maghrib, tablent sur un taux moyen de 2,2%, aussi bien à l’horizon de 8 trimestres qu’à celui de 12 trimestres.
Sur le plan de l’activité économique, les données des comptes nationaux annuels au titre de 2025 indiquent une amélioration de la croissance, portée par une nette progression de la production agricole et par une consolidation du rythme des activités non agricoles. Cette dynamique devrait se poursuivre cette année grâce aux conditions climatiques très favorables et au raffermissement, quoiqu’à un rythme moins rapide que prévu précédemment, des activités non agricoles.
Au regard de l’évolution prévue de l’inflation à des niveaux en ligne avec l’objectif de stabilité des prix à moyen terme ; de la consolidation de la dynamique de l’activité économique ; et de la forte incertitude entourant les perspectives économiques à l’échelle internationale, le Conseil a jugé approprié de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25%. Il continuera de suivre de près la conjoncture interne et externe et de fonder ses décisions, réunion par réunion, sur la base des données les plus actualisées.
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