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Développement Durable

La majeure partie des gains de carbone sur Terre est stockée dans les sols et les eaux terrestres (Etude)

carbone

Une étude internationale publiée vendredi révèle que la majorité de l’accumulation de carbone terrestre au cours des 30 dernières années s’est produite dans des environnements « anaérobies », tels que les fonds de plans d’eau, rivières et zones humides, où il n’y a pas d’oxygène.

Jusqu’ici, les forêts étaient considérées comme les principaux puits de carbone des surfaces terrestres. Cependant, l’analyse des flux de carbone au cours des dernières décennies montre que seulement 6 % du total global a été séquestré dans les forêts. Cette situation est en grande partie due à leur dégradation, causée par des incendies, des sécheresses et la déforestation, comme l’explique l’Institut français de recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement (INRAE), qui a participé à l’étude.

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L’étude révèle qu’environ 35 gigatonnes de carbone ont été séquestrées sur la surface terrestre entre 1992 et 2019, avec une augmentation de 30 % de l’accumulation de carbone au cours de la dernière décennie, passant de 0,5 à 1,7 gigatonne par an. Les chercheurs soulignent que les forêts restent des stocks de carbone importants, mais qu’elles sont de plus en plus vulnérables aux perturbations liées au changement climatique et aux activités humaines.

Les résultats de l’étude, publiés dans la revue Science, mettent en évidence que les principaux mécanismes d’accumulation du carbone terrestre se produisent dans des environnements anaérobies, comme les fonds de plans d’eau naturels et artificiels. De plus, certaines activités humaines, telles que la construction de barrages et l’utilisation du bois de construction, jouent un rôle dans cette séquestration.

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Enfin, l’étude souligne que les puits de carbone terrestres séquestrent le carbone de manière plus persistante que dans la végétation, et que les modèles actuels de dynamique du carbone surestiment l’importance des forêts, en raison du manque de données sur les sols et les plans d’eau. Cette analyse permet de mieux comprendre les processus clés dans l’accumulation du carbone terrestre, contribuant à affiner les futurs modèles de dynamique du carbone.

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