Les Houthis portent la guerre au cœur de l’Arabie saoudite en frappant l’aéroport de Riyad

L’escalade entre les rebelles houthis du Yémen et l’Arabie saoudite a franchi un nouveau seuil avec une série d’attaques visant l’aéroport international Roi-Khaled de Riyad, principal hub aérien du royaume. Les Houthis ont revendiqué plusieurs frappes menées ces derniers jours, affirmant cibler des infrastructures stratégiques saoudiennes en représailles aux opérations militaires de la coalition dirigée par Riyad au Yémen.
La plus meurtrière de ces attaques est survenue le 10 octobre 2026. Selon les autorités saoudiennes, un missile a frappé un complexe de terminaux de l’aéroport, faisant au moins 12 morts et plus de 300 blessés. Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière enregistrée sur le sol saoudien depuis plus d’une décennie. L’incident a entraîné de fortes perturbations du trafic aérien et la suspension de nombreux vols.
Un jour plus tard, une nouvelle frappe a visé le même aéroport. Les autorités saoudiennes ont indiqué qu’un projectile avait touché le terminal 4, provoquant un incendie. Cette attaque a fait un mort et 11 blessés supplémentaires, tandis que plusieurs vols ont été annulés ou retardés. Les défenses aériennes saoudiennes auraient également intercepté un missile de croisière à proximité de l’aéroport.
Dans leurs déclarations, les Houthis ont menacé de poursuivre leurs opérations contre les infrastructures de transport saoudiennes, estimant que les aéroports du royaume constituent désormais des cibles légitimes dans le cadre du conflit. Le mouvement a également revendiqué des attaques contre d’autres installations saoudiennes, notamment à Dammam et contre certaines infrastructures énergétiques.
Ces frappes suscitent de vives inquiétudes sur la sécurité aérienne dans le Golfe et sur le risque d’une extension régionale du conflit. Riyad a promis une réponse ferme, tandis que plusieurs capitales occidentales et organisations internationales ont condamné les attaques visant des infrastructures civiles.
