Balance des paiements : les IDE à la rescousse d’un déficit commercial de -324 Mds de DH

À fin septembre 2026, le flux net des Investissements Directs Étrangers (IDE) enregistre une accélération spectaculaire de 58,4 % pour s’établir à 35,25 milliards de dirhams, selon les dernières données de l’Office des changes. Portée par une hausse remarquable des recettes et un net recul des désinvestissements, cette dynamique historique témoigne de la confiance renouvelée des multinationales et pose les jalons d’une transformation profonde du tissu productif national.

Face au creusement préoccupant de la facture des marchandises, les flux financiers extérieurs apportent un contrepoids structurel indispensable à la balance des paiements du Royaume. Bien que les importations de biens exercent une pression immédiate sur les réserves de change, la dynamique d’attraction des investissements directs étrangers (IDE) confirme la confiance à long terme des donneurs d’ordres internationaux dans le modèle marocain. Ces apports de capitaux ne se contentent pas d’atténuer le déficit courant aux côtés des recettes touristiques ; ils financent directement la transition du tissu industriel national vers une intégration locale plus poussée.
À terme, cette accélération des IDE dans les secteurs clés (automobile, aéronautique, énergies renouvelables) constitue le véritable moteur de la souveraineté économique, en transformant le profil importateur du pays par une montée en gamme de la production et une substitution stratégique aux intrants extérieurs.


