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Développement Durable

Les tempêtes de sable et de poussière ont localement atteint des « niveaux records » en 2025 (OMM)

tempêtes

Les tempêtes de sable et de poussière ont atteint des « niveaux records » dans certaines régions du monde en 2025, notamment en Chine et à la frontière États-Unis-Mexique, a annoncé jeudi l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Le nouveau bulletin de l’organisation sur les poussières atmosphériques indique que ces épisodes ont affecté la santé de la population et l’environnement, tout en perturbant les activités économiques et les transports.

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Dans ces conclusions, l’OMM indique que « la concentration moyenne annuelle mondiale de poussières en surface est restée proche de celle de 2024, avec toutefois de fortes disparités régionales ».

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Les concentrations les plus élevées ont une nouvelle fois été enregistrées dans la dépression du Bodélé, au Tchad, l’une des régions les plus actives au monde en matière d’émission de poussières, selon l’organisation onusienne.

L’Afrique du Nord et le Moyen-Orient ont connu plusieurs épisodes majeurs d’intrusion de poussières, dégradant la qualité de l’air et réduisant fortement la visibilité.

Mais c’est en Chine que s’est produit « le plus grave épisode enregistré dans le pays depuis dix ans par son intensité, son étendue géographique et sa durée », lorsqu’une tempête de poussière en provenance de Mongolie a balayé le pays en avril 2025, explique l’OMM.

Les concentrations horaires de particules inhalables (PM10) ont alors atteint « des niveaux largement supérieurs aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), selon l’OMM.

« Les tempêtes de sable et de poussière dégradent la qualité de l’air et nuisent à la santé humaine », a indiqué la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, citée dans un communiqué.

« Elles réduisent la productivité agricole, perturbent les transports terrestres et aériens, mettent sous pression les systèmes d’approvisionnement en eau et en énergie, et endommagent les écosystèmes », a-t-elle ajouté.

Dans la région désertique située à la frontière entre le Mexique et les États-Unis, les tempêtes de poussière ont été « exceptionnellement fréquentes, intenses et durables » et la ville d’El Paso, au Texas, a enregistré 50 jours de phénomènes poussiéreux en 2025, soit plus du double de la moyenne annuelle.

Chaque année, environ deux milliards de tonnes de poussières sont injectées dans l’atmosphère, où elles peuvent être transportées sur plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de kilomètres, à travers les continents et les océans.

Les principales sources mondiales se situent dans les régions arides et semi-arides, en particulier les grands déserts comme le Sahara en Afrique, le Gobi en Asie et le désert d’Arabie au Moyen-Orient.

Ce phénomène, qui touche aujourd’hui plus de 150 pays, est en grande partie naturel, mais une mauvaise gestion des terres et de l’eau, ainsi que les sécheresses et la dégradation de l’environnement y contribuent de plus en plus, selon l’OMM.

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