L’Europe dans le vert malgré la situation au Venezuela

Les principales Bourses européennes sont orientées à la hausse lundi pour la première semaine complète de cotation de 2026, les investisseurs se préparant à une avalanche d’indicateurs économiques qui prennent pour le moment le pas sur la situation au Venezuela.
À Paris, le CAC 40 prend 0,69% à 8.251,94 points vers 08h30 GMT. À Londres, le FTSE 100 avance de 0,35% et à Francfort, le Dax monte de 0,68%.
L’indice EuroStoxx 50 progresse de 0,94% et le FTSEurofirst 300 de 0,48%. Le Stoxx 600 gagne 0,51%, touchant un record à 599,65 points, très proche de la barre symbolique des 600 points.
Les contrats à terme à Wall Street préfigurent une hausse de 0,10% pour le Dow Jones, de 0,28% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,65% pour le Nasdaq après une séance en ordre dispersé vendredi.
Signe d’un calme relatif, l’indice de la volatilité sur l’Euro Stoxx 50 (+1,29%) reste autour des 15 points mais le cours de l’or, actif refuge, et celui des autres métaux précieux sont en forte hausse.
Les investisseurs semblent pour le moment faire fi du risque géopolitique alors que le président déchu du Venezuela, Nicolas Maduro, se trouvait dimanche dans un centre de détention de New York dans l’attente d’être inculpé pour trafic de drogue après sa capture par les Etats-Unis. Le président américain Donald Trump a déclaré que Washington prendrait le contrôle du Venezuela, qui possède les plus importantes réserves de pétrole au monde, ce qui pourrait avoir à long terme un impact sur l’approvisionnement mondial en brut.
L’Opep+, qui produit environ la moitié du pétrole mondial, a par ailleurs maintenu sa production inchangée dimanche après une réunion rapide qui a évité d’aborder les crises politiques touchant plusieurs membres du groupe de producteurs.
Mais pour l’heure, les marchés n’intègrent pas la perspective d’un risque sur le pétrole vénézuélien dans un contexte de surabondance de l’offre mondiale.
Les cours du brut sont en baisse avec un baril de Brent en repli de 0,74% à 60,30 dollars le baril et celui du brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) en recul de 0,85% à 56,84 dollars.

