Plus de 90 minutes après l’ouverture de la séance ce mardi, les Bourses européennes évoluent dans le vert à l’exception de Londres (-0,27%), après des déclarations rassurantes de Donald Trump sur la finalisation d’un accord avec l’Iran. Le président américain a assuré que « la diplomatie américaine était dans les derniers efforts » en vue de la conclusion d’un accord pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient. Vers 10h30, le CAC 40 rebondit de 0,78% à 8 262,91 points. L’Eurostoxx 50 gagne 0,73% à 6 106,72 points.
Avant de monter à bord de l’avion Air Force One, le locataire de la Maison-Blanche évoque un très, très bon accord avec l’Iran qui pourrait être conclu dans les « deux ou trois prochains jours », sans apporter de détails sur les contours de celui-ci.
Après des échanges de tirs réciproques entre l’Iran et Israël hier, Trump a réussi à interrompre les hostilités entre ces deux pays, suite à l’appel de POTUS à « cesser immédiatement les tirs ».
Malgré un fragile cessez-le-feu instauré le 8 avril, après 100 jours de conflit, la trêve a volé en éclats dimanche et lundi avec la reprise des explosions et des alertes à Téhéran et Tel-Aviv.
Sur ce conflit, Loic Bécue, gérant gestion diversifiée & allocation d’actifs, actifs cotés, souligne qu' »après plus d’un mois de trêve entre les deux belligérants, l’incertitude domine sur l’accord entre l’Iran et les États-Unis. Les points de divergence comme le dossier nucléaire ou le contrôle du détroit d’Ormuz, bloquent encore. Mais les deux parties semblent progressivement s’approcher d’un accord ».
De son côté, Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez LBP AM estime que « les États-Unis ont réussi à casser une dynamique de réescalade, après cet échange d’attaques entre Israël et l’Iran. Au total, les discussions continuent pour prolonger le cessez-le-feu et ouvrir Ormuz ».
Dans ce contexte, les cours du pétrole poursuivent leur repli, se situant toujours sous la barre des 100 dollars. Le Brent cède 1,64% à 92,57 USD. Le WTI recule de 1,99% à 89,27 USD.
En outre, dans deux jours, la BCE partagera sa décision de politique monétaire à l’issue de sa réunion. Sur ce point, Martin Wolburg, économiste senior chez Generali Investments considère que la Banque centrale européenne « devrait très probablement relever ses taux directeurs de 25 points de base, conformément à son récent discours restrictif.
Au-delà de cela, les perspectives de politique monétaire s’assombrissent, le Conseil des gouverneurs devant trouver un équilibre entre une inflation qui reste élevée et une activité économique en perte de vitesse. L’inflation s’étend, les anticipations d’inflation ont légèrement augmenté et la baisse des taux réels plaide en faveur du maintien d’une orientation restrictive ».

