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Assurances

L’intelligence artificielle au service de l’assurance : à J-2 du RDV de Casablanca de l’Assurance

intelligence artificielle assurance fma

Ecrit par Soubha Es-siari I

L‘intelligence artificielle (IA) et l’automatisation robotisée des processus (RPA) transforment en profondeur la gestion des tâches répétitives dans le secteur de l’assurance. Ces technologies permettent non seulement de réduire la charge de travail manuel, mais aussi de gagner en efficacité, rapidité et précision. Toutefois, force est de rappeler que des prérequis sont indispensables pour une adoption réussie de l’IA. La 11e édition du Rendez-vous de Casablanca de l’Assurance qui réunit une pléiade d’experts et de professionnels se veut une opportunité pour poser les jalons d’une transition réussie. 

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Le secteur des assurances s’apprête à accueillir la 11e édition du Rendez-vous de Casablanca de l’Assurance. Cette prochaine édition consacre la place du Rendez-vous en tant qu’événement incontournable de l’Assurance en Afrique.

Chaque année, l’évènement gagne en maturité comme en atteste le nombre des participants qui viennent des quatre coins du monde pour débattre des nouveaux défis qui challengent le secteur, lancer la réflexion sur des solutions innovantes pour un secteur névralgique pour toutes les économies aussi bien en matière de sécurité de personnes, de biens et sa forte contribution dans l’épargne institutionnelle.

A l’instar des éditions précédentes, celle de 2025 se penche sur une thématique d’actualité brûlante qui conditionne l’avenir du secteur. Sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la Fédération Marocaine de l’Assurance (FMA) organise, ces 16 et 17 Avril, la 11e édition du Rendez-vous de Casablanca de l’Assurance. L’édition 2025 sous le thème : « Nouvelles Technologies et IA : Quelles opportunités pour l’Assurance ? ». Avec des intervenants de premier plan et des thématiques stratégiques, la FMA se propose ainsi de stimuler un débat de fond sur les opportunités qu’offrent l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies dans un secteur en constante évolution.

En Afrique, le taux de pénétration de l’assurance reste faible comparativement aux économies développées. A cet effet, l’un des plus grands défis pour le continent est de développer une véritable culture de l’assurance. Pour se faire, les nouvelles technologies constituent de vrais moteurs de croissance. Les Insurtechs et les Deeptech offrent de nouvelles possibilités pour améliorer l’expérience client et booster la performance des processus. Grâce à l’intelligence artificielle, les assureurs sont désormais capables, de traiter et de faire parler la data plus rapidement et avec plus de pertinence, de sorte à créer des produits sur mesure, qui répondront aux besoins spécifiques de chaque client. L’IA permet donc aux assureurs de mieux comprendre les besoins individuels des clients. Cela est possible grâce à l’analyse des données démographiques, comportementales ou historiques.

D’après une étude de McKinsey, l’utilisation des chatbots avec IA pourrait permettre aux assureurs de réduire jusqu’à 30% leurs coûts opérationnels. Elle cite l’exemple de MAIF qui a déployé un chatbot capable de traiter les requêtes clients sans intervention humaine. Il offre un service client 24/7, répond en temps réel aux demandes des assurés. En automatisant des tâches répétitives, comme la gestion des demandes de renseignements ou le traitement des réclamations de base, l’IA permet de diminuer le recours aux centres d’appels traditionnels. Les délais de traitement sont plus courts, l’expérience client est meilleure.

L’intelligence artificielle (IA) et l’automatisation robotisée des processus (RPA) transforment en profondeur la gestion des tâches répétitives dans le secteur de l’assurance. Ces technologies permettent non seulement de réduire la charge de travail manuel, mais aussi de gagner en efficacité, rapidité et précision. Les opérations nécessitant autrefois un traitement humain intensif (gestion des demandes de renseignements, traitement des réclamations ou souscription de contrats) sont désormais largement automatisées. Cela permet aux assureurs de focaliser leurs ressources humaines sur des tâches à plus forte valeur ajoutée.

Aussi, est-il à noter que l’adoption réussie de l’IA passe par la formation des salariés. La résistance interne à l’adoption des nouvelles technologies peut ralentir la transition. Il est essentiel de former les équipes pour garantir une intégration efficace. Sus d’autres cieux, des compagnies d’assurance ont mis en place un programme de formation continue pour leurs collaborateurs pour s’adapter aux nouvelles technologies : utilisation des logiciels d’IA pour la gestion des sinistres, la sensibilisation aux enjeux éthiques/réglementaires liés à l’IA…

En sus de l’utilisation de l’IA pour une modernisation du secteur en concevant des offres personnalisées aux clients, le secteur des assurances fait face à un défi de taille qui n’est autre que la maîtrise des cyber risques. Lors de son intervention à l’occasion de la 49e Assemblée Générale de la FANAF tenue le 24 févier à Marrakech, Mohamed Bensalah avait rappelé à juste titre d’ailleurs que selon un rapport d’Orange Cyberdéfense, le secteur des assurances en Afrique risque une perte de 10 % du PIB. Tel serait l’impact des cyber attaques sur le continent, où le nombre d’extorsions a affiché une augmentation de 70% en 2023.

Et d’enchaîner : « Il est donc urgent pour nous, de bien comprendre ces nouvelles menaces, d’en mesurer les risques, afin d’offrir des couvertures optimales aux entreprises. Pour y parvenir, le soutien des grands réassureurs est indispensable ! ».

C’est pour dire que les nouvelles technologies sont certes prometteuses mais elles ne sont pas exemptes de risques. Leur maîtrise est donc fondamentale voire stratégique pour un secteur dont le rôle dans le développement économique est fort important.

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