Liquidité bancaire : BAM intervient pour stabiliser le marché

Au terme de la période allant du 28 mai au 04 juin 2026, le déficit de liquidité bancaire moyen se creuse à -16,14 Mds (5,17%) au moment où les avances 7 jours de la Banque Centrale diminuent de -18,6 Mds de DH pour s’établir à 54,8 Mds. De leur côté, les placements du Trésor augmentent avec un encours quotidien maximal de 23,5 Mds (vs. 1,2 Md la semaine précédente). Enfin, le TMP reste stable à 2,250% tandis que le MONIA diminue pour atteindre 2,192%.
Lors de la dernière adjudication, le Trésor a levé un montant total de 1,5 Md, soit 44% du montant initialement proposé de 3,4 Mds. Ces levées concernent les échéances 52 semaines et 2 ans avec des taux limites respectifs de 2,3213% et 2,4396%, induisant des baisses respectives de -1,6 pbs sur l’échéance 52 semaines et -0,5 pbs sur la ligne 2 ans.
Tendance baissière sur le secondaire
Sur la période passée sous revue, le marché secondaire évolue globalement dans le rouge avec des baisses sur les maturités 20 ans, 13 semaines, 30 ans et 26 semaines respectivement de -4,78 pbs, -3,10 pbs, -2,71 pbs et -2,85 pbs. A contrario, des hausses ont été observées sur les maturités 10 ans et 5 ans respectivement de +1,29 pbs et +1,05 pbs.
Au cours de la prochaine période, BAM devrait augmenter le rythme de ses interventions sur le Marché monétaire fixant ainsi le volume de ses avances à 7 jours à 55,40 Mds contre 54,76 Mds précédemment.
Prévisions obligataires
Dans un contexte marqué par un creusement du déficit de liquidité bancaire mais une stabilité des conditions monétaires, le marché obligataire devrait demeurer globalement stable à court terme, notamment compte tenu de l’approche du prochain Conseil de la Banque Centrale.
La récente adjudication du 2 juin, soldée par une levée sélective concentrée sur les maturités 52 semaines et 2 ans à des taux en léger repli, confirme l’orientation prudente du Trésor. Dans ce sens, ce dernier devrait poursuivre une gestion opportuniste de ses levées en privilégiant les segments courts et intermédiaires et ce, dans un environnement marqué par des ajustements limités sur la courbe secondaire et une détente graduelle des taux.
