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Economie

Marché du travail : le climat des affaires, la voie royale pour créer de l’emploi

climat des affaires

Ecrit par la Rédaction I

Face à la complexité des défis du marché du travail et à la fragmentation des réponses apportées jusqu’ici, l’urgence est de mettre en œuvre une stratégie intégrée, cohérente et multisectorielle, où l’amélioration du climat des affaires, la stimulation de l’investissement productif et la transformation structurelle de l’économie convergent vers un objectif central : la création d’emplois durables, décents et répartis équitablement sur l’ensemble du territoire national.

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L‘amélioration du climat des affaires et la revitalisation du marché du travail nécessitent l’accélération des trois principales réformes amorcées récemment. La nouvelle Charte de l’investissement est la plus emblématique de ces réformes. Entrée en vigueur en 2023, elle vise à redéfinir les priorités nationales en matière d’investissement, à renforcer la compétitivité des territoires et à encourager les projets à fort impact socio-économique.

Ce dispositif ambitionne également de porter la part de l’investissement privé à deux tiers de l’investissement global d’ici 2035, contre un tiers aujourd’hui.

« La création des Commissions régionales unifiées d’investissement (CRUI) est la deuxième réforme qui illustre cette volonté de territorialisation de l’acte d’investir et de simplification du parcours de l’investisseur. Toutefois, l’opérationnalisation effective de ces réformes demeure perfectible », annoncent les conjoncturistes dans leur dernière lettre.

Le troisième point noir du climat des affaires est l’environnement fiscal. « En effet, et malgré une réforme progressive du système fiscal entreprise à partir de 2020, le paysage reste caractérisé par une instabilité des règles, une complexité normative et une pression fiscale jugée élevée par de nombreux acteurs du secteur privé. L’absence d’une administration fiscale perçue comme équitable et efficace continue de nourrir la méfiance des opérateurs économiques et freine leur volonté de formalisation, d’investissement ou d’expansion. À cela s’ajoutent des délais de paiement longs, notamment dans les marchés publics, qui pénalisent lourdement la trésorerie des PME et constituent une barrière à l’investissement et à l’embauche », tiennent à rappeler les analystes du CMC.

La capacité à créer des emplois décents et durables repose en grande partie sur l’identification et la valorisation de secteurs à fort potentiel de croissance inclusive. Dans un contexte de transition économique mondiale accélérée, marqué par la digitalisation, les exigences environnementales et la reconfiguration des chaînes de valeur, plusieurs filières apparaissent comme des relais stratégiques pour dynamiser l’emploi et l’investissement. Ces secteurs, pour générer un véritable effet d’entraînement sur le marché du travail, doivent cependant être accompagnés par des politiques publiques cohérentes, des incitations ciblées et une gouvernance territoriale adaptée.

La capacité à créer des emplois décents et durables repose en grande partie sur l’identification et la valorisation de secteurs à fort potentiel de croissance inclusive. Dans un contexte de transition économique mondiale accélérée, marqué par la digitalisation, les exigences environnementales et la reconfiguration des chaînes de valeur, plusieurs filières apparaissent comme des relais stratégiques pour dynamiser l’emploi et l’investissement. Ces secteurs, pour générer un véritable effet d’entraînement sur le marché du travail, doivent cependant être accompagnés par des politiques publiques cohérentes, des incitations ciblées et une gouvernance territoriale adaptée.

Le premier domaine à fort potentiel est sans conteste l’industrie, qui a connu ces dernières années une dynamique encourageante ,en particulier dans l’automobile, l’aéronautique, l’électronique et les industries de transformation.

Le Maroc s’est positionné en pionnier dans le développement des énergies renouvelables, avec des projets structurants dans le solaire (complexe Noor à Ouarzazate), l’éolien (Tarfaya, Tétouan), et plus récemment dans l’hydrogène vert. Ces filières exigent une main-d’œuvre qualifiée, et peuvent contribuer à structurer des écosystèmes industriels et technologiques autour des énergies propres. Toutefois, leur potentiel en matière d’emploi ne se matérialisera que si le pays parvient à développer des compétences spécifiques.

Le numérique constitue un autre secteur clé, en pleine expansion, qui peut générer une nouvelle génération d’emplois dans les services, l’ingénierie, le commerce en ligne et la cybersécurité.

En définitive, face à la complexité des défis du marché du travail et à la fragmentation des réponses apportées jusqu’ici, l’urgence est de mettre en œuvre une stratégie intégrée, cohérente et multisectorielle, où l’amélioration du climat des affaires, la stimulation de l’investissement productif et la transformation structurelle de l’économie convergent vers un objectif central : la création d’emplois durables, décents et répartis équitablement sur l’ensemble du territoire national.

 

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