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Economie

Maroc : 1,15 millions de détenteurs de cryptomonnaies en 2022

pcns

Le nombre de personnes qui détiennent des cryptomonnaies au Maroc a atteint 1,15 millions de personnes en 2022, générant un PIB par habitant de 8.612 dollars, révèle une étude du Policy Center for the New South (PCNS) qui concerne 33 pays africains.

Ce chiffre signifie que 3,05% de la population marocaine détient des cryptomonnaies, précise Henri-Louis Vedie dans un Research Paper intitulé “L’émergence des cryptomonnaies en Afrique: réalité ou surévaluation ?”, relevant que le Maroc est celui de ces 33 pays qui a connu ces dernières années la croissance la plus importante dans l’usage des cryptomonnaies.

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“Sur le plan démographique, on rappellera que les utilisateurs de cryptomonnaies sont très majoritairement des jeunes de 20 ans à 30 ans. C’est le cas au Maroc, par exemple. Une enquête récente de Synergia montrant que, concernant le bitcoin, les jeunes de moins de 30 ans représentent plus de 50% des utilisateurs”, a-t-il relevé, notant que d’autres enquêtes estiment qu’en Afrique subsaharienne ce pourcentage peut atteindre 70%.

Or, et selon les Nations Unies, l’Afrique, tous pays confondus, est le continent le plus jeune de la planète, avec une moyenne d’âge de 19 ans, deux fois plus jeune que les États-Unis (38 ans), a ajouté le Senior Fellow.

Et de noter que sur le plan urbain, toutes les enquêtes montrent que les utilisateurs de cryptomonnaies se concentrent dans les grandes métropoles urbaines, comme à Casablanca au Maroc.

L’auteur de cette étude a fait savoir que dans le Nigeria et le Maroc, deux pays parmi ceux où on interdit les cryptomonnaies, le nombre de leurs détenteurs a connu une augmentation ces derniers mois. “Ce qui montre l’inefficacité totale de cet interdit officiel. Pourtant, comme nous allons le constater, les cryptomonnaies sont, plus que jamais, des placements à haut risque”, a-t-il écrit.

Revenant sur le projet de régulation des cryptomonnaies au Maroc, il a rappelé que le Gouverneur de Bank Al Maghrib (BAM), Abdellatif Jouahri, a annoncé un projet de réglementation des cryptomonnaies qui se veut “une première étape importante” sur la route qui pourrait conduire le pays à les autoriser officiellement, sous certaines conditions.

Cette annonce constitue une rupture du front uni constitué par le ministère de l’Économie et des Finances, l’Autorité marocaine de régulation des marchés financiers et BAM, soulève l’auteur, avant de préciser que ce projet, s’il est adopté, permettrait aux cryptomonnaies d’être tolérées dans un premier temps, mais aussi de superviser leur bon usage avec en ligne de mire, sans doute, la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Le PCNS est un think tank marocain dont la mission est de contribuer à l’amélioration des politiques publiques, aussi bien économiques que sociales et internationales, qui concernent le Maroc et l’Afrique, parties intégrantes du Sud global.

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