Flash
Faute grave : ce que les dirigeants doivent prouver avant de licencier L’AMMC enregistre la mise à jour annuelle du dossier d’information de CFG Bank PLF 2027 : le gouvernement fixe le cap autour de quatre axes majeurs Le Maroc à l’heure de la souveraineté économique Les médecins du privé interpelle Akhannouch sur la révision de la tarification nationale de référence Fromageries Bel Maroc : 1,5 million de portions solidaires pour SOS Villages d’Enfants 27 ans de règne : SM le Roi dresse le cap pour consolider les acquis du Maroc 27 ans de règne : le Maroc métamorphosé par la Vision Royale Sous l’impulsion de Mohammed VI, le Maroc réussit le pari de la stabilité et de la modernité Election du Secrétaire Général de l’ONU le 1er Janvier 2027 : pour une profonde réforme de l’ONU  
Economie

Maroc : le capital humain au cœur du développement avec le soutien de la BAD

Maroc

Depuis le début des années 2000, le Maroc a placé le capital humain au cœur de son agenda de développement. À travers des priorités telles que la santé, la protection sociale, l’éducation, la formation, la promotion de l’employabilité et de l’entrepreneuriat, le Royaume déploie une approche intégrée visant à renforcer le capital humain et à consolider la cohésion sociale.

Le Groupe de la Banque africaine de développement accompagne cette transformation depuis des années par le biais de financements structurants, de programmes d’appui et d’investissements ciblés. Ces interventions visent notamment à moderniser le système de santé et à renforcer sa résilience face aux crises sanitaires, à élargir la couverture sociale, ainsi qu’à doter l’économie d’un vivier de compétences capable de soutenir sa compétitivité et de stimuler l’innovation.

Publicité

Protection sociale : soutenir un chantier de grande ampleur

La généralisation de la protection sociale constitue aujourd’hui l’un des plus importants chantiers sociaux engagés par le Maroc. Depuis 2004, la Banque appuie la réforme de la couverture médicale grâce à trois projets structurants pour une enveloppe totale de près de 500 millions d’euros : le Programme d’appui à la réforme de la couverture médicale (PARCOUM, phases I, II et III) et le Programme d’appui à la généralisation de la couverture sociale (PAGS, phases I et II), qui ont permis d’asseoir les bases d’une réforme ayant permis à l’ensemble des catégories de la population de bénéficier d’une assurance maladie.

Au lendemain du discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en août 2020, le Groupe de la Banque a mis en place un nouveau Programme d’appui à la généralisation de la couverture sociale, doté d’un financement de 87 millions de dollars, afin d’accompagner les réformes du système de protection sociale au Maroc. Cette opération cible directement onze millions de travailleurs non-salariés, 1,5 million de salariés du secteur privé, ainsi que les travailleurs du secteur informel et près de sept millions d’enfants. L’objectif est d’étendre durablement la couverture sociale tout en facilitant la transition progressive de l’économie informelle vers le secteur formel.

Dans le cadre de cette dynamique, l’institution panafricaine a approuvé un financement de 204 millions de dollars en appui à l’amélioration de la protection sociale au Maroc. Ce programme a pour objectif d’élargir la couverture sociale, notamment en faveur des populations vulnérables, faisant passer le taux de couverture de 62 % en 2018 à plus de 80 % en 2023. Il contribue à la modernisation du système de santé à travers la construction d’un centre hospitalier universitaire de 280 lits dans la région de Guelmim–Oued Noun et la mise à niveau de 80 dispensaires ruraux dans trois régions. Ces interventions renforcent l’accès aux services sociaux de base, tout en soutenant l’employabilité et l’inclusion.

Dans cette même logique d’inclusion sociale, le Groupe de la Banque a accordé un appui de plus d’un demi-million de dollars à l’Autorité marocaine de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) afin de développer des mécanismes de protection adaptés aux populations vulnérables et de renforcer l’inclusion assurantielle.

Un système de santé plus résilient aux crises : la pandémie de Covid 19

Pour faire face à cette situation d’urgence, le Groupe de la Banque africaine de développement a soutenu le Royaume en 2020 en mobilisant plus de 380 millions d’euros pour le Programme d’appui à la réponse au Covid-19 (PARC-19) et le financement additionnel du Programme d’appui à l’amélioration de la protection sociale (PAAPS-FA Covid-19).

 Ces ressources ont permis de renforcer les capacités du système de santé et de soutenir la réponse nationale à la pandémie. Concrètement, 54 services d’urgences hospitalières ont été réhabilités, près de 670 lits de réanimation installés et plus de 30 centres de dépistage rendus opérationnels sur le territoire. Des dispositifs pharmaceutiques spécifiques au virus ont également été financés afin d’améliorer la prise en charge des patients.

Au-delà de l’urgence sanitaire, ces interventions ont contribué à renforcer durablement la résilience du système de santé du pays face aux crises futures et à améliorer sa capacité de réponse rapide.

Santé : modernisation des infrastructures et accès aux soins plus inclusif

La valorisation du capital humain passe également par le renforcement du système de santé et l’amélioration de l’accès aux soins. Pour accompagner ces efforts, le Groupe de la Banque a mobilisé 120 millions d’euros pour financer le Programme d’accès inclusif aux infrastructures de soins (PAAIIS). Ce programme vise à soutenir la modernisation des infrastructures hospitalières, tous niveaux confondus, le développement des soins de proximité, le renforcement des ressources humaines médicales et l’amélioration de la gouvernance sanitaire par la mise en place d’un système de télémédecine performant.

L’objectif est de construire un système de santé public plus performant, plus inclusif et capable de répondre à une demande croissante en soins spécialisés. Cette modernisation se fait parallèlement à la montée en puissance du secteur privé de la santé.

Dans cette perspective, le Groupe de la Banque a soutenu l’expansion du groupe Akdital via sa participation au fonds d’investissement Mediterrania Capital Partners. Cet appui a favorisé l’essor d’établissements multidisciplinaires spécialisés (oncologie, réanimation, chirurgie), renforçant l’offre de soins du secteur privé. Cette montée en capacité s’illustre par des interventions complexes, telles que la prise en charge de la naissance de nonuplés à la clinique Aïn Borja à Casablanca.

Éducation et formation : préparer les compétences de demain

La stratégie marocaine de valorisation du capital humain repose également sur la modernisation du système éducatif et le développement de nouvelles compétences adaptées aux besoins de l’économie.

Dans cette perspective, le Groupe de la Banque soutient le Programme d’appui pour une université marocaine digitale, entrepreneuriale et inclusive (« UM4.0 »), doté d’un financement de 120 millions d’euros, afin de moderniser l’enseignement supérieur marocain et de renforcer le capital humain. Axé sur l’amélioration de la qualité des formations, la numérisation des universités, ainsi que sur la promotion de l’employabilité et de l’entrepreneuriat, ce programme prévoit la mise en place d’infrastructures structurantes, de centres de « coding » (codage) et de plateformes numériques au bénéfice de près de 130 000 étudiants.

L’institution panafricaine soutient également plusieurs projets d’universités numériques, notamment l’université internationale de Rabat et l’université euro-méditerranéenne de Fès. Ces établissements accueillent près de 10 000 étudiants et participent au développement de formations orientées vers les technologies et l’innovation.

L’amélioration de l’accès à l’emploi constitue un autre pilier central de cette politique. Le programme axé sur les résultats pour l’amélioration de l’accès à l’emploi au Maroc (PAFE-Emplois) permettra, chaque année, à 180 000 demandeurs d’emploi de bénéficier de services d’accompagnement et à plus de 110 000 jeunes, dont 50 % de femmes, d’accéder à des formations qualifiantes. L’objectif est de rapprocher les dispositifs de formation des besoins réels du marché du travail tout en renforçant l’autonomisation économique des jeunes générations.

Entrepreneuriat et innovation : l’émergence d’un écosystème « santé » marocain

Parallèlement aux réformes publiques, le Maroc voit émerger un écosystème entrepreneurial « santé » fondé sur l’innovation technologique et l’impact social, soutenu par l’institution panafricaine à travers notamment des fonds dédiés aux start-up comme Azur Innovation Fund.

Appuyé par la Banque, ce véhicule d’investissement intervient sous forme de prises de participation en capital afin d’accompagner la croissance, la structuration et le passage à l’échelle des entreprises innovantes.

Dans ce cadre, la Banque a notamment accompagné, via Azur Innovation Fund, les start-up DataPathology et Blink Pharma, en facilitant leur accès au financement et leur développement.

DataPathology a pu déployer sa solution d’intelligence artificielle “AI-PAP” pour le dépistage du cancer du col de l’utérus, réduisant les délais de diagnostic de plusieurs jours à quelques heures et portant la capacité de traitement jusqu’à 250 tests par jour contre environ dix auparavant. Blink Pharma, de son côté, a pu développer des solutions numériques pour moderniser la distribution des médicaments et améliorer l’accès aux produits de santé.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!