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Economie

Mazouz propose la création d’un observatoire de la mobilité humaine pour mieux anticiper les dynamiques migratoires

Mazouz diaspora

La participation des migrants et des diasporas au développement territorial a été au cœur d’une session-débat organisée ce mercredi dans le cadre du 8e Congrès mondial des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU). Consacrée à la diaspora élue, au leadership inclusif et à la migration, cette rencontre a mis en lumière le rôle croissant des élus issus de la diaspora dans la gouvernance locale, ainsi que les défis liés à l’inclusion sociale et à la gestion des mobilités humaines. Le point avec Abdellatif Mazouz, président du Conseil de la région Casablanca-Settat, sur le rôle de la diasporat élue dans le développement territorial.

Le président du Conseil de la région Casablanca-Settat, Abdellatif Mazouz, a souligné que la question de la participation des migrants au développement territorial constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour les collectivités locales. Selon lui, la mobilité humaine connaît une croissance sans précédent sous l’effet conjugué du changement climatique, des crises économiques et des tensions géopolitiques.

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« Le sujet qui nous préoccupe aujourd’hui est celui de la participation des migrants au développement territorial. Quand je dis migrants, je parle aussi bien de ceux qui partent que de ceux qui viennent. La mobilité humaine connaît une croissance vertigineuse et il n’est plus possible de l’appréhender uniquement à l’échelle des Etats. Les territoires sont directement concernés », a-t-il déclaré.

Mazouz a rappelé que la région Casablanca-Settat accueille plus de la moitié des étrangers résidant au Maroc. Ces populations, a-t-il expliqué, viennent principalement à la recherche d’un emploi, d’un logement, d’un accès aux soins et d’une meilleure intégration sociale, autant de défis qui impactent directement les politiques publiques locales.

À cet égard, il a mis en avant la politique migratoire du Maroc, fondée sur une approche humaniste et respectueuse des droits humains. Il a notamment rappelé l’opération exceptionnelle de régularisation des migrants en situation irrégulière lancée en 2013 sur Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

« Cette régularisation a permis de faciliter l’intégration de nombreux migrants subsahariens en leur donnant accès à l’éducation, à la santé, au logement et au travail. Même si ces questions ne relèvent pas directement des compétences des conseils régionaux, elles constituent une préoccupation permanente pour les territoires », a-t-il affirmé.

Le responsable régional a également insisté sur la contribution des Marocains résidant à l’étranger (MRE) au développement national et territorial. Il a rappelé que la Constitution marocaine, à travers ses articles 17 et 18, garantit leur participation à la gestion des affaires publiques et leur implication dans les instances consultatives.

Selon lui, cette participation est déjà une réalité sur le terrain. « Des Marocains du monde sont aujourd’hui élus dans différentes collectivités. Ils ne se présentent pas comme MRE, mais comme citoyens marocains engagés dans leurs circonscriptions. Au sein même de la région Casablanca-Settat, nous comptons un vice-président et une vice-présidente issus de la diaspora », a-t-il indiqué.

Pour Mazouz, l’enjeu consiste désormais à mieux valoriser l’expérience internationale de ces compétences et à renforcer leur contribution au développement des territoires. Il a plaidé pour une approche intégrée de la mobilité humaine fondée sur l’anticipation, la planification et l’inclusion, tout en appelant à tirer pleinement profit des expertises des Marocains établis à l’étranger ainsi que de celles des étrangers installés au Maroc.

Dans cette perspective, il a proposé la mise en place d’un observatoire de la mobilité humaine aux niveaux national et régional afin de mieux comprendre les flux migratoires et leurs impacts sur les territoires.

« Il ne faut pas laisser ces évolutions au hasard. Nous avons besoin d’outils permettant de savoir qui vient, qui part et quelles sont les implications de ces mouvements sur l’urbanisme, les équipements sociaux, l’emploi ou encore la formation », a-t-il expliqué.

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