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Economie

Modernisation administrative : le Maroc peut-il enfin briser la logique des silos sectoriels ?

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Les recommandations de la Commission du contrôle des finances publiques et de la gouvernance à la Chambre des représentants concernant le développement numérique au Maroc constituent « une référence importante » pour renforcer l’efficacité des politiques publiques en matière de transition numérique, a indiqué, mardi à Rabat, la ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration, Amal El Fallah Seghrouchni.

Ces recommandations constituent une opportunité pour consolider la synergie entre les différents intervenants dans le domaine digital, a affirmé Amal Seghrouchni, lors d’un exposé devant ladite commission, assurant que le ministère veille à les mettre en œuvre en fonction des moyens disponibles de manière à améliorer la qualité des services publics et à simplifier la relation entre administration et usagers.

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« Le chantier de la transition numérique constitue aujourd’hui un levier essentiel pour la modernisation de l’administration et l’amélioration de la qualité des services publics », a souligné la ministre, ajoutant qu’il permet de baliser la voie au renforcement de la coordination entre les différents acteurs, de manière à dépasser la logique des interventions sectorielles pour adopter une approche plus inclusive et efficace.

Elle a, à ce propos, passé en revue l’avis de son département au sujet des 43 recommandations émises par la Commission, ainsi que les plus importants chantiers en cours dans ce domaine.

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Amal Seghrouchniَ a, ainsi, indiqué que certaines recommandations ont été effectivement prises en compte, comme l’accélération de la mise en œuvre du chantier de simplification des procédures et démarches administratives, à travers l’élaboration d’une stratégie nationale globale, l’approbation des textes d’application de la loi n° 55.19 relatives aux procédures et formalités administratives et la mise à jour continue des sites web des administrations et établissements publics.

La ministre a fait savoir que d’autres recommandations sont déjà mises en œuvre, notamment celles liées au suivi et l’évaluation continue de l’application de la loi n° 55.19, englobant la digitalisation administrative, la participation des citoyens et des institutions, et les dispositifs d’évaluation régulière des réalisations, afin d’assurer l’efficacité des réformes administratives et améliorer la qualité des prestations publiques.

Elle a, dans le même sens, fait état d’autres recommandations qui sont en cours d’exécution, dont le renforcement de la complémentarité et de l’échange numérique des données entres les administrations et les établissements publics aux niveaux central, régional et local, pour le développement du réseau de services numériques intégrés facilitant l’accès des citoyens et améliorant la qualité des services publics, ainsi que la mise en place de l’infrastructure conjointe de stockage et de gestion des données sensibles, par la création d’une cloud nationale de préservation des données. Et de préciser que nombre de recommandations formulées par la commission ne relèvent pas du champ d’action de son département.

La Commission de contrôle des finances publiques et de la gouvernance à la Chambre des représentants avait approuvé en décembre dernier à l’unanimité les recommandations relatives au sujet « Développement du digital au Maroc : Des efforts sectoriels qui manquent de convergence et de pilotage du changement ».

Ces recommandations se déclinent autour de sept axes portant sur « la vision stratégique nationale et cadre juridique et institutionnel », « l’infrastructure et techniques de base », « la gouvernance, le financement et la mise en œuvre des projets », « le développement des capacités et réduction de la fracture numérique », « la transformation numérique dans le secteur privé et le commerce électronique », et « la sécurité et les technologies modernes ».

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