Ecrit par la Rédaction I
Il nâest jamais assez de parler de la problĂ©matique de lâeau. Cette ressource qui se fait de plus en plus rare en raison du changement climatique mais aussi dâune utilisation non rationnelle et non Ă©quitable est dĂ©sormais au cĆur des prĂ©occupations et des prioritĂ©s. Car sans eau il nây a pas de dĂ©veloppement voire pas de vie.
La 8e Edition du « SITeau », organisĂ©e sous le Haut Patronage de Sa MajestĂ© le Roi Mohammed V par  Field Attitude , COALMA et leurs partenaires les 2, 3 et 4 juillet Ă Casablanca a Ă©tĂ© lâoccasion de dĂ©battre, une fois de plus, des risques et des dĂ©fis rĂ©currents et nouveaux liĂ©s Ă lâeau, Ă lâassainissement et Ă lâĂ©nergie.
Les experts nationaux et internationaux se sont accordĂ©s sur lâimpĂ©ratif de mettre la question de lâeau au cĆur des prioritĂ©s.
Explorer la place de lâeau « cause nationale » dans sa complexitĂ© sous les prismes du changement climatique, de la raretĂ© et de la nĂ©cessaire convergence des politiques sectorielles permettra de proposer des solutions innovantes, des mĂ©thodologies, des modalitĂ©s dâopĂ©rationnalisation des programmes et projets, voire des scĂ©narios de gouvernance amĂ©liorĂ©e.
Pr. Houria TAZI SADEQ, prĂ©sidence de la COALMA a prĂ©cisĂ© quâaujourdâhui « on ne peut pas rĂ©flĂ©chir Ă la question de lâeau de maniĂšre isolĂ©e et sĂ©parĂ©e des autres phĂ©nomĂšnes aussi bien environnementaux, sociaux, Ă©conomiques et culturels ».
En effet, lâeau est fortement liĂ©e Ă tous les aspects du dĂ©veloppement durable et elle est en interaction avec dâautres enjeux Ă savoir les territoires (le local, le rĂ©gional et lâinternational), lâĂ©ducation, le climat, la sĂ©curitĂ© hydrique, la sĂ©curitĂ©  alimentaire, la santĂ©,lâĂ©nergie, lâĂ©quilibre entre lâoffre et les demandes, les technologies/innovation, les investissements, la dĂ©mographie, lâurbanisation, la migration, la gouvernance, la paix/conflits, la gĂ©ostratĂ©gie et lâĂ©quitĂ©.
La rarĂ©faction de lâeau remet toutes les stratĂ©gies de dĂ©veloppement en cause. Faut-il rappeler que le Maroc est passĂ©, cette annĂ©e, par une pĂ©riode de stress hydrique trĂšs compliquĂ©e.
Malheureusement, ces Ă©pisodes de sĂšcheresse ne sont plus occasionnelles mais deviennent structurelles. Câest pourquoi la mobilisation de toutes les parties prenantes impliquĂ©es Ă rechercher une gouvernance et des modesdâopĂ©rationnalisation adaptĂ©s aux changements de paradigmes et plus que jamais impĂ©rative.
Les intervenants de cette 8e Ă©dition du SITeau ont rappelĂ© lâenjeu dâexplorer la place de lâeau « cause nationale » dans sa complexitĂ© sous les prismes du changement climatique, de la raretĂ© et de la nĂ©cessaire convergence des politiques sectorielles dans l’optique de proposer des solutions innovantes, des mĂ©thodologies, des modalitĂ©s dâopĂ©rationnalisation des programmes et projets, voire des scĂ©narios de gouvernance amĂ©liorĂ©e.
Pour les opĂ©rateurs, nombreux prĂ©sents Ă cette messe de l’eau, sont de plus en plus conscients que la question nâest  plus de savoir sâils sont concernĂ©s par la sĂ©curitĂ© hydrique, mais comment exister  avec ce paradigme devenu un facteur dĂ©terminant.
« Cet Ă©vĂ©nement est trĂ©s important puisqu’il permet de mettre en exergue l’importance de la lutte contre le stress hydrique. Nous tous, acteurs de l’eau, nous avons un rĂŽle important Ă jouer pour atteindre cet objectif  », a prĂ©cisĂ© le DG de Lydec, Jean-Pascal DARRIET.






