Sahara marocain : l’ancien chef de la MINURSO réclame la fin de la mission onusienne et plaide pour l’autonomie sous souveraineté marocaine

« La MINURSO devrait être fermée. Elle est anachronique. » C’est en ces termes que Julian Harston, ancien chef de la MINURSO, appelle à mettre fin à la mission onusienne, estimant qu’elle appartient désormais à une époque révolue.
Dans une publication incisive partagée sur LinkedIn, Julian Harston qualifie la mission onusienne d’« anachronique » et appelle ouvertement à sa fermeture définitive, tout en présentant l’autonomie sous souveraineté marocaine comme l’unique issue réaliste au différend régional.
Pour l’ancien responsable onusien, la quasi-totalité des exigences qui fondaient le mandat initial de la mission ne correspondent plus aux réalités actuelles du dossier. Il souligne notamment que l’organisation d’un référendum d’autodétermination n’a, selon lui, jamais constitué une perspective réaliste.
Il affirme également que le cessez-le-feu n’a été accepté ni par le Front Polisario ni par l’Algérie, remettant ainsi en question l’une des justifications du maintien de la mission onusienne.
Dans sa publication, l’ancien chef de la MINURSO critique par ailleurs le rôle de l’Algérie dans le processus politique, qu’il accuse d’avoir systématiquement entravé les initiatives de règlement du conflit. Il dénonce également les conditions de vie de milliers de Sahraouis dans les camps de Tindouf, qu’il décrit comme « intolérables », tout en mettant en cause une direction qu’il qualifie de vieillissante.
Sur l’issue politique du différend, Julian Harston affiche une position sans ambiguïté. « L’autonomie sous souveraineté marocaine est l’unique solution », écrit-il. Il insiste également sur le soutien dont bénéficie cette option au sein de la communauté internationale : « La communauté internationale soutient cela. L’ONU devrait faire de même », affirme-t-il.
Ces déclarations interviennent après la non-reconduction du mandat de la MINURSO par le Conseil de sécurité de l’ONU, une évolution importante qui marque une nouvelle étape dans le processus de règlement du différend régional autour du Sahara marocain et conforte la dynamique internationale de soutien au plan d’autonomie sous souveraineté marocaine.


