Flash
Conseil des ministres présidé par SM le Roi : cinq priorités au cœur du PLF 2027 et 25 Mds de DH pour le développement territorial CIH BANK et Yakeey lancent une plateforme immobilière intégrée à CIH Mobile Séance plénière commune lundi des deux Chambres du Parlement pour la présentation du programme gouvernemental Averses orageuses avec risque de grêle et rafales de vent sous orages samedi et dimanche dans plusieurs provinces Fatima Ezzahra El Mansouri : un programme gouvernemental ambitieux pour répondre aux attentes des citoyens Conseil de la concurrence : 185 opérations de concentrations économiques autorisées en 2025 Interpellation d’un extrémiste à Tanger : les expertises physico-chimiques révèlent la présence de substances entrant dans la fabrication d’explosifs Gouvernement El Mansouri Entre arithmétique de la majorité et sociologie du pouvoir 1.597 réseaux criminels de trafic de migrants et de traite des êtres humains démantelés entre 2021 et 2025 Institut marocain des administrateurs (IMA) : publication du panorama 2026 des pratiques ESG des émetteurs faisant appel public à l’épargne
Economie

Santé : Les paiements des organismes gestionnaires de l’AMO ont baissé de 2,3%

drame

Depuis quelques années, les mêmes dysfonctionnements du secteur de la Santé reviennent sans cesse. Pourquoi les établissement publics de santé ont du mal à gérer leurs ressources financières?

Une fois de plus, le secteur de la Santé n’a pas échappé à la loupe des expertes de la Cour des comptes qui ont passé au peigne fin l’un des secteurs sociaux le plus décrié dans notre pays. Et sans surprise, le rapport révèle des dysfonctionnements en matière de planification stratégique et de programmation, de gouvernance hospitalière, de gestion des services médicaux, de facturation, de recouvrement des recettes ainsi que de gestion des médicaments et du matériel médical. Ce qui interpelle le plus c’est que ce sont les mêmes insuffisances qui reviennent depuis quelques années dans le rapport de l’équipe de Driss Jettou. La qualité des prestations de santé publique n’a donc pas bougé d’un iota. Bien au contraire, elle s’est détériorée notamment à cause de l’élargissement de l’assurance maladie obligatoire (AMO) qui s’est fait avec les mêmes moyens humains, techniques et financiers.

Outre les dysfonctionnements que les Marocains perçoivent d’eux-mêmes, les experts de la Cour des comptes ont également pointé du doigt la gestion des ressources financières des établissements publics. Il ressort ainsi que les sept centres hospitaliers, objet du contrôle, connaissent toujours des problèmes liés à la facturation de leurs services et au recouvrement de leurs recettes.

Publicité

Chiffres à l’appui, en 2017, les hôpitaux publics n’ont bénéficié que de 8% soit 680 MDH des remboursements effectués, dans le cadre de l’assurance maladie obligatoire, par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS) sur un montant global de 8,5 Mds de DH. Le secteur privé s’est, quant à lui, accaparé les 92% des paiements soit 7,82 Mds DH.

Publicité

Les paiements directs des organismes gestionnaires de l’AMO au public ont même baissé de 2,3% par rapport à 2013 et ce malgré l’élargissement de l’AMO. Les chiffres du ministère de la Santé révèlent qu’en 2013 les hôpitaux publics ont bénéficié de 10,3% de l’ensemble des paiements directs des organismes gestionnaires de l’AMO.

Ce constat n’a qu’une seule explication: les bénéficiaires de l’AMO préfèrent se faire soigner dans le privé (malgré la cherté des prestations) plutôt que dans le public où la qualité des soins laisse à désirer. L’interprétation que nous pouvons faire des conclusions du rapport est que la crise de confiance entre les citoyens et leurs systèmes de santé ne cesse de se détériorer.

Une crise qui touche également les professionnels de santé. A noter que depuis quelques mois, rien ne va entre le ministère de la Santé et ses employés. La démission collective de 130 médecins le 24 octobre de la région Casablanca-Settat en témoigne de l’ampleur de la crise dans laquelle le secteur est plongé. L’arrivée de Anass Doukkali à la tête du département n’a fait qu’aggraver la situation. Le Plan santé 2025 que le ministre visait à élaborer en partenariat avec les hommes et femmes du secteur sera-t-il compromis ? Il faudra attendre la suite des événements et voir si Anas Doukkali réussira-t-il au moins à présenter son plan dans les délais.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!