De NES à Barcelone L. Boumahrou I
En raison du développement rapide de l’IA, les data centers ont tendance à consommer de plus en plus d’énergie. L’impact sur l’environnement est sans appel. D’où l’impératif de concevoir des infrastructures qui résolvent l’équation IA-date centres-durabilité. Schneider Electric, l’une des pionnières en la matière, a ouvert les portes de son usine à Barcelone pour une immersion au coeur du centre de développement d’infrastructures de pointe qui prennent en compte la composante environnementale.
Le développement de l’Intelligence artificielle est en phase de révolutionner le monde. Et pour cause, ces dernières années, l’AI a connu une croissance exponentielle. Malheureusement, bien que cette croissance ait un impact très positif sur tous les écosystèmes, le tableau n’est pas tout rose. Et pour cause, cette révolution n’est pas sans conséquence sur l’environnement notamment avec l’accélération du réchauffement climatique. Il s’agit principalement de l’impact au niveau des data centers qui consomment énormément d’énergie.
En effet, l’IA a un double impact d’une part elle a le potentiel d’optimiser l’utilisation de l’énergie, mais elle soulève également des inquiétudes quant à l’augmentation de la consommation d’énergie. Et cela risque d’être encore pire les prochaines années eu égard à la vitesse de développement de IA et la quantité de données à traiter.
Conscient de ce défi, Schneider Electric s’est engagée en faveur de la durabilité des centres de données. Optimisation de l’efficacité énergétique, réduction des émissions de carbone et amélioration de la résilience opérationnelle, tels sont les défis que Schneider Electric s’est engagée à relever afin de rendre les data centers plus durables.
Des engagements que le top management de Schneider Electric a rappelés lors de l’évènement « The Future of AI-Ready Data Centers by Schneider Electric » organisé à Barcelone le 11 juillet. Une immersion des journalistes, venus des 4 coins du monde, dans l’usine de Schneider Electric à Barcelone qui a permis de découvrir les dernières innovations en matière de solutions pour centres de données dans le contexte de l’impact croissant de l’IA.
Cette rencontre avec les médias a été l’occasion d’explorer la façon dont l’essor de l’IA remodèle les exigences des data centers, en introduisant de nouveaux défis et opportunités dans leur conception et leurs opérations.
Il faut dire que suite aux charges de travail liées à l’IA qui représenteront 15 à 20 % de la consommation totale d’énergie des centres de données d’ici 2028, la prise en compte des aspects environnementaux dans les data centers n’est plus un choix mais une nécessité. En effet la réglementation dans bon nombre de pays est phase d’évoluer vers des exigences environnementales de plus en plus rudes.
« Le développement de l’IA est une réalité que nous ne pouvons pas changer ni freiner. D’autant plus les besoins et l’utilisation de l’IA ont évolué rapidement ces dernières années ce qui requiert plus d’énergie. Et qui dit plus de consommation d’énergie dit plus d’émission de CO2 », a expliqué Natalya Makarochkina, Senior Vice President, Secure Power Division, International Operations, Schneider Electric.
Selon les estimations mondiales, la consommation de l’énergie va augmenter de 4,3 gigawatts jusqu’à 18 gigawatts dans les prochaines 4 années (2024 incluse) soit environ 4,5 fois. En effet, les centres de données fonctionnent avec des besoins énergétiques importants, ce qui pose des défis en matière de durabilité environnementale.
Lire également : [Entretien] Maurizio Frizziero, Schneider « le défi est de réduire l’impact énergétique et de développer de manière durable ».
En optimisant l’efficacité énergétique, en réduisant les émissions de carbone et en améliorant la résilience opérationnelle, Schneider Electric s’engage à permettre aux centres de données de fonctionner de manière responsable, favorisant ainsi un avenir plus durable.
C’est pour cette raison que Schneider investit dans la recherche et développement pour rendre les infrastructures plus efficaces et moins consommatrices d’énergie.
A noter que Schneider Electric est l’un des membres fondateurs de l’Infrastructure Masons Climate Accord, aux côtés de 50 entreprises. Cet accord vise à réduire les émissions de carbone dans les matériaux, les produits et l’énergie des infrastructures numériques. Il vise également à établir des normes mondiales pour la comptabilisation du carbone dans l’infrastructure numérique, en influençant les décisions du marché afin de propulser l’industrie vers la neutralité en matière de carbone.
Schneider a également publié un guide inédit dans l’industrie pour relever les nouveaux défis de conception de l’infrastructure physique des centres de données afin de soutenir l’évolution des charges de travail basées sur l’intelligence artificielle (IA), établissant ainsi l’étalon-or pour la conception de centres de données optimisés en fonction de l’IA.
Cette prise de conscience sur la diminution de la consommation de l’énergie et, par ricochet, l’impact sur l’environnement va s’accélérer dans les prochaines années grâce à la réglementation. En Europe par exemple, les entreprises sont tenues par la publication du rapport environnemental. Pour cela il va falloir disposer d’outils capables de fournir des données détaillées de la consommation.
Le lancement récent d’un nouveau modèle de rapport automatisé sur le développement durable dans le logiciel informatique EcoStruxure de Schneider offre encore plus de visibilité sur la consommation d’énergie et de ressources, l’analyse des données historiques et des indicateurs détaillés.






