Flash
Faute grave : ce que les dirigeants doivent prouver avant de licencier L’AMMC enregistre la mise à jour annuelle du dossier d’information de CFG Bank PLF 2027 : le gouvernement fixe le cap autour de quatre axes majeurs Le Maroc à l’heure de la souveraineté économique Les médecins du privé interpelle Akhannouch sur la révision de la tarification nationale de référence Fromageries Bel Maroc : 1,5 million de portions solidaires pour SOS Villages d’Enfants 27 ans de règne : SM le Roi dresse le cap pour consolider les acquis du Maroc 27 ans de règne : le Maroc métamorphosé par la Vision Royale Sous l’impulsion de Mohammed VI, le Maroc réussit le pari de la stabilité et de la modernité Election du Secrétaire Général de l’ONU le 1er Janvier 2027 : pour une profonde réforme de l’ONU  
Sport & Culture

« Studios. (c) » : Mehdy Mariouch expose à l’Institut Français de Meknès

Studios

La série Studios revisite les labos photo de différentes villes du Maroc, en proposant aux photographes de poser dans leurs propres décors de prises de vues, immortalisant ainsi autant le sujet que le cadre qui l’entoure. 

Chacun d’entre nous se souvient de ces photographes qui ne souriaient presque pas, chez lesquels nos parents nous emmenaient pour immortaliser une célébration, un événement, ou simplement nous faire un portrait pour une procédure administrative…

Publicité

Dans ces studios, souvent minuscules, l’imaginaire du photographe nous transportait vers les décors de nos envies. On réinventait autant de couchers de soleil, de jardins fleuris, d’arcades, de paysages et de plages…

On pouvait passer d’un univers à un autre, dépasser les frontières réelles à travers un procédé de faux semblants. Le médium est toujours le même. La photographie transcende les géographies, les réinvente.

Tanger, Tétouan, Missour, Meknès, Bejaâd ou Casablanca, des villes parcourues à travers leurs petits studios de photographie. On y entre sur la pointe des pieds pour y cueillir des images du passé et celles toujours présentes d’un décor parfois dépassé, couleurs décaties mais témoin d’un ailleurs, d’une tentative d’évasion.

« Ces mondes fantasmés deviennent autant de réalités à parcourir pour l’œil du photographe que je suis. C’est un monde d’extrême où tout devient possible en un clic. C’est autant de frontières franchies. Celles convenues, celles matérielles qui se dématérialisent à travers le regard… À travers leurs clichés, ces photographes que j’ai rencontrés semblent avoir décidé d’arrêter le temps. Ils protègent leurs labos comme des renards qui défendent leurs terriers. Ils conservent un mode de fonctionnement et un cadre de travail classiques, figés, presque immuables. Soit parce qu’ils le veulent ainsi, soit par défaut de moyens. Ces labo-photos, où la mémoire est sauvegardée et protégée, sont des cocons foisonnant de vies intérieures malheureusement oubliés des autres »

L’idée de ce projet est de porter notre regard sur chaque photographe, dans son studio, où il a photographié des milliers de personnes.

Un cadre hors-champ, hors-temps, qui adopte un style désordonné en apparence, proche du kitsch ; flashs, bordures du fond, archives et boîtes entassés… au beau milieu de tout cela, le photographe se fera à son tour photographié.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!