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Finances publiques

TGR : la forte progression des recettes réduit le déficit budgétaire de 34 % à fin septembre

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Portées par une forte progression des recettes fiscales et par l’excédent dégagé par les comptes spéciaux du Trésor, les finances publiques marocaines affichent une amélioration notable à fin septembre 2026. Le déficit budgétaire s’est établi à 33,3 Mds de DH, contre 50,6 Mds de DH un an auparavant. 

Les comptes du Trésor continuent de bénéficier du dynamisme des recettes fiscales. Selon le dernier bulletin de la Trésorerie Générale du Royaume, les recettes ordinaires ont atteint 336,9 Mds de DH fin septembre 2026, en hausse de 8,5 % par rapport à la même période de l’année précédente. Leur taux de réalisation s’établit à 80,3 % des prévisions de la loi de finances. 

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Cette performance est principalement portée par les recettes fiscales, qui ont progressé de 12,1 % pour atteindre près de 302 Mds de DH. La fiscalité domestique a augmenté de 13,2 %, tandis que les recettes issues de la fiscalité douanière ont enregistré une hausse de 9,8 %. 

L’impôt sur les sociétés demeure le principal moteur de cette progression. Les encaissements au titre de l’IS se sont élevés à 92,2 Mds de DH, en augmentation de 22,1 % sur un an, soit un gain de 16,7 Mds de DH. Les recettes de la TVA ont, pour leur part, atteint 89,4 Mds de DH, en hausse de 10,5 %, tandis que les droits d’enregistrement et de timbre ont progressé de 11,8 % à 19 Mds de DH. 

À l’inverse, les recettes non fiscales ont reculé de 15,3 % pour s’établir à 35 Mds de DH. Cette baisse est notamment liée à la diminution des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général, des fonds de concours et des recettes en atténuation des dépenses de la dette. 

Sur le plan des dépenses, l’État a continué à soutenir l’activité économique. Les dépenses ordinaires ont progressé de 10,2 % pour atteindre 308,9 Mds de DH. Les dépenses de personnel se sont élevées à 144,6 Mds de DH, en hausse de 7,2 %, tandis que les dépenses de biens et services ont augmenté de 10 %. 

La compensation constitue l’un des principaux postes en progression. Les émissions au titre du soutien des prix ont atteint 15,6 Mds de DH, en hausse de 56 % par rapport à fin septembre 2025. Ce niveau dépasse même les crédits initialement prévus par la loi de finances. 

Parallèlement, l’investissement public poursuit sa progression. Les dépenses d’investissement émises se sont établies à 84,8 Mds de DH, soit une hausse de 8,3 % sur un an. Cette évolution reflète la poursuite des grands programmes d’équipement et d’infrastructures engagés par l’État. 

Mais l’amélioration des finances publiques ne s’explique pas uniquement par la vigueur des recettes fiscales. Les comptes spéciaux du Trésor ont dégagé un excédent de 22,5 Mds de DH à fin septembre 2026, contre un déficit de près de 4 Mds de DH un an auparavant. Cette évolution a fortement contribué à l’amélioration du solde global du Trésor. 

Au final, le déficit budgétaire ressort à 33,3 Mds de DH, contre 50,6 Mds de DH à fin septembre 2025, soit une réduction de 17,3 Mds de DH et un recul de près de 34 %. Dans le même temps, le besoin de financement du Trésor est revenu à 41,4 Mds de DH contre 71,7 Mds de DH un an auparavant, réduisant sensiblement le recours au financement intérieur. 

Ces résultats traduisent une amélioration des équilibres budgétaires au cours des neuf premiers mois de l’année. Ils reposent toutefois sur un équilibre fragile entre la dynamique des recettes fiscales, la poursuite de l’effort d’investissement public et la maîtrise des dépenses courantes. La forte hausse des charges de compensation rappelle que les finances publiques demeurent exposées aux évolutions des marchés internationaux et aux impératifs de soutien économique et social. 

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