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Finances publiques

Trésor : le déficit se creuse à 68,8 Mds de DH à fin novembre 2025

commande publique

Sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, l’exécution de la loi de finances fait ressortir selon le bulletin mensuel publié par la Trésorerie Générale du Royaume : un déficit du Trésor de 68,8 Mds de DH, compte tenu d’un solde positif de 10,6 Mds de DH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA), contre un déficit du Trésor de 45,7 Mds de DH à fin novembre 2024 compte tenu d’un solde positif de 20,7 Mds de DH dégagé par les CST et les SEGMA.

Au niveau des recettes, on note :

Une augmentation des recettes brutes de 15,8%, provenant de :

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la hausse des recettes douanières nettes de 9,8%, compte tenu de remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 90 MDH à fin novembre 2025 contre 108 MDH un an auparavant :

–  droits de douane (+5,5%) ;

–  TVA à l’importation (+8,6%) ;

–  taxe intérieure de consommation (TIC) sur les produits énergétiques (+17,4%), compte tenu de remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 56 MDH à fin novembre 2025 contre 59 MDH un an auparavant ;

la hausse de la TIC sur les tabacs manufacturés (+13,3%) et des autres TIC (+14,5%) ;

l’accroissement des recettes nettes de la fiscalité domestique de 19,1%, compte tenu de remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux supportés par le budget général qui ont été de 17.353 MDH à fin novembre 2025 contre 15.160 MDH un an auparavant :

–  l’IS (+28,9%), compte tenu de restitutions qui ont été de 3.369 MDH à fin novembre 2025 contre 2.154 MDH un an auparavant, étant précisé qu’à fin décembre 2024, les demandes de restitution de l’IS ont été de 3,5 MMDH.

–  l’IR (+14,6%), compte tenu de restitutions qui ont été de 402 MDH à fin novembre 2025 contre 335 MDH un an auparavant. Les recettes de l’IR sur profits immobiliers ont connu une hausse de 21,9% par rapport à leur niveau à fin novembre 2024. Les recettes de l’IR à fin novembre 2025 comprennent un montant de 3,8 MMDH provenant de l’opération de régularisation volontaire de la situation fiscale du contribuable instituée par la loi de finances pour l’année 2024.

Les recettes de l’IR prélevé par la Direction des Dépenses de Personnel (DDP) relevant de la Trésorerie Générale du Royaume ont enregistré une augmentation de 1,3%.

–  La TVA à l’intérieur (+14,1%), compte tenu des remboursements supportés par le budget général qui ont été de 13.314 MDH à fin novembre 2025 contre 12.449 MDH un an auparavant, étant précisé qu’à fin décembre 2024, les arriérés de remboursement de TVA ont été de 32,8 MMDH.

A fin novembre 2025, les remboursements de TVA à l’intérieur (y compris la part supportée par les collectivités territoriales) ont été de 19.582 MDH contre 17.789 MDH un an auparavant.

–  les droits d’enregistrement et de timbre ont été de 21.094 MDH à fin novembre 2025 contre 19.106 MDH un an auparavant, en hausse de 10,4% ou +1.988 MDH.

–  les majorations de retard (+10,4%), résultant de recettes brutes de 3.029 MDH à fin novembre 2025 contre 2.723 MDH à fin novembre 2024 et de dégrèvements de 268 MDH contre 222 MDH.

la hausse des recettes non fiscales de 16,3% en raison notamment de l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (18.802 MDH contre 14.256 MDH), des recettes de monopoles (18.912 MDH contre 14.456 MDH) et des fonds de concours (2.470 MDH contre 862 MDH), conjuguée à l’absence de recettes au titre de la privatisation et des produits de cession des participations de l’Etat, qui ont été de 1,7 MMDH un an auparavant et à la baisse des recettes en atténuation des dépenses de la dette (3.424 MDH contre 4.779 MDH).

S’agissant des dépenses, on relève :

1- un taux d’engagement global des dépenses de 77% et un taux d’émission sur engagements de 91%, contre respectivement 78% et 89% un an auparavant ;

2- une augmentation des dépenses ordinaires de 15,5% provenant de :

–  la hausse de 17,6% des dépenses de biens et services, due à l’augmentation de 10,4% des dépenses de personnel et de 31,2% des autres dépenses de biens et services ;

–  l’augmentation de 11,6% des charges en intérêts de la dette ;

–  le recul de 5,7% des émissions de dépenses au titre de la compensation ;

–  la hausse de 14,2% des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux.

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