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Politique Internationale

Ursula Von der Leyen réelue à la tête de la Commission européenne

Ursula Von der Leyen douane

La responsable allemande, Urusula Von der Leyen, en poste depuis 2019, a été reconduite à la tête de Commission européenne. Les députés européens l’ont élu avec 401 voix soit 21 de plus qu’en 2019. Le nombre de députés avait augmenté de 705 à 720 sièges pour cette nouvelle législature.

Le vote à bulletins secrets devait démarrer à 11h00 GMT (13h00 heure française) ce jeudi, mais certains groupes de gauche ont demandés un report du vote, en raison de la décision de la Cour de justice de l’UE qui a épinglé, mercredi 17 juillet, Ursula Von Der Leyen pour avoir dissimulé des informations relatives aux contrats des vaccins Covid. La demande de report du vote a finalement été rejetée et c’est donc à 14h15 qu’Ursula von der Leyen, à la tête de l’exécutif européen depuis 2019, a décroché un deuxième mandat de cinq ans. Très vite, le chancelier allemand Olf Scholz a réagi soulignant que cette réélection démontre« notre capacité d’agir dans l’UE, justement en période difficile » et qu’il s’agit d’ « un signe clair de notre capacité d’action dans l’Union européenne, justement en cette période difficile.

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Les Européens attendent de nous que nous faisions avancer l’Europe. Faisons-le ensemble! », a-t-il déclaré dans un message sur le réseau social X, rejoint par son homologue polonais Donald Tusk qui a salué une réélection « en ces temps difficiles.»

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En amont de ce vote crucial, la responsable allemande leur présenté ce jeudi matin son projet politique pour les cinq prochaines années. Et a tenté, pendant un discours d’une heure, de répondre aux attentes, parfois contradictoires, des divers groupes politiques. Défenseure de longue date d’une « Commission géopolitique », elle a plaidé pour « une Europe forte » dans une « période de grande anxiété et d’incertitude » face aux « démagogues et [aux] extrémistes détruisant notre mode de vie européen ».

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Promesses environnementales

Ursula von der Leyen se donne pour priorités de doper la compétitivité et renforcer massivement les investissements pour les industries critiques et la défense.

Elle entend aussi viser un objectif climatique ambitieux pour 2040, à savoir une baisse nette de 90% des émissions de gaz à effet de serre de l’UE par rapport à 1990. Cet objectif, étape-clé pour atteindre la neutralité carbone en 2050, figurera dans un texte législatif proposé aux États membres par la prochaine Commission, a-t-elle précisé. Elle promet aussi un plan « industries propres » pour réduire les factures énergétiques et un « plan logement abordable » pour les ménages précaires, avec, pour la première fois, un commissaire dédié à la question.

Ces promesses ont peut-être convaincues des membres du parti écologiste, qui compte 53 sièges, de glisser son nom dans l’urne. Leur codirigeant, le Néerlandais Bas Eickhout, avait prévenu que son groupe attendait pour cela « sa promesse à refuser tout recul sur le Pacte vert, et des mesures sur les problèmes laissés en suspens : adaptation climatique, océans… ».

De façon générale, l’impact de ce discours est loin d’être anecdotique tant l’issue du scrutin s’annoncait serré après la poussée de l’extrême droite aux élections européenne de juin. La conservatrice allemande semble toutefois en bonne position puisque les Vingt-Sept se sont entendus fin juin pour lui accorder ce nouveau mandat sur la base du bilan de son premier. La responsable a en effet su s’imposer à travers les crises, du Covid-19 à la guerre en Ukraine, tout en élaborant des législations majeures telles que le Pacte vert, les règles numériques ou encore le pacte asile et migration.

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