Flash
Faute grave : ce que les dirigeants doivent prouver avant de licencier L’AMMC enregistre la mise à jour annuelle du dossier d’information de CFG Bank PLF 2027 : le gouvernement fixe le cap autour de quatre axes majeurs Le Maroc à l’heure de la souveraineté économique Les médecins du privé interpelle Akhannouch sur la révision de la tarification nationale de référence Fromageries Bel Maroc : 1,5 million de portions solidaires pour SOS Villages d’Enfants 27 ans de règne : SM le Roi dresse le cap pour consolider les acquis du Maroc 27 ans de règne : le Maroc métamorphosé par la Vision Royale Sous l’impulsion de Mohammed VI, le Maroc réussit le pari de la stabilité et de la modernité Election du Secrétaire Général de l’ONU le 1er Janvier 2027 : pour une profonde réforme de l’ONU  
Assurances

12e RDV de l’assurance : Mohamed Hassan Bensalah dessine les contours de l’assurance de demain

assurance bensaleh

À l’ouverture de la 12ᵉ édition du Rendez-vous de Casablanca de l’Assurance, Mohamed Hassan Bensalah a mis en avant le rôle structurant de cet événement dans l’accompagnement des mutations du secteur.

« Cela fait 12 ans que le Rendez-vous de Casablanca de l’Assurance accompagne les grandes transformations de notre secteur. Il décrypte ses enjeux, éclaire ses interrogations et porte ses ambitions », a-t-il déclaré.

Publicité

Évoquant le contexte international, il a alerté sur une nouvelle phase d’incertitude liée aux tensions géopolitiques. « Avec le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, nous sommes entrés dans une nouvelle phase d’incertitude », a-t-il indiqué, rappelant que la Banque mondiale anticipe une dégradation des perspectives économiques régionales.

Il a détaillé les répercussions déjà perceptibles : « Hausse des prix de l’énergie, pression sur les coûts de transport, inflation sur les produits de base… ». Mais, selon lui, ces effets visibles masquent une transformation plus profonde : « Il y a une réalité plus profonde, une transformation du risque lui-même ».

Abordant la question des risques de guerre, il a expliqué que ceux-ci restent généralement exclus des contrats d’assurance. « Dans la plupart des contrats, les dommages liés à la guerre sont exclus. Non pas par choix, mais parce que ces risques sont, par nature, massifs, simultanés et difficilement mutualisables », a-t-il précisé.

Il a néanmoins rappelé l’existence de mécanismes spécifiques dans certains secteurs : « Le transport maritime, l’aérien ou encore certaines grandes entreprises utilisent des mécanismes spécifiques pour couvrir les “war risks” », tout en soulignant leur complexité et leur coût.

Dans ce contexte, il a posé une question centrale : « Sommes-nous à l’aube d’une assurance plus géopolitique ? », estimant que les acteurs économiques sont désormais exposés à une nouvelle génération de risques.


Lire également: 12e Rendez-vous de l’Assurance : dessiner les nouveaux territoires de la protection


« Ce que nous observons aujourd’hui, ce n’est pas une crise isolée. C’est une mutation profonde », a-t-il affirmé, citant l’émergence de risques politiques, climatiques, cyber et géostratégiques. Face à ces évolutions, il a souligné les limites du modèle traditionnel : « Ces risques peuvent toucher tout le monde en même temps, remettant en cause le fondement même de notre métier ».

Dans ce cadre, il a insisté sur le rôle croissant des pouvoirs publics et des partenariats : « Le rôle des États, des réassureurs et des partenariats public-privé devient central ». Il a également évoqué l’évolution du rôle des assureurs : « Nous ne sommes plus uniquement des gestionnaires de sinistres. Nous devenons des acteurs de la résilience économique et sociale ».

Dans un monde plus incertain, il a rappelé la mission fondamentale du secteur : « Protéger le plus grand nombre ». Un défi particulièrement important en Afrique, où « des millions de citoyens restent encore en dehors du système assurantiel ». À ce titre, il a mis en avant le rôle de la technologie : « Aujourd’hui, grâce au mobile, l’assurance peut devenir simple, accessible, immédiate », soulignant que les fintechs et les insurtechs sont désormais « une réalité tangible » sur le continent.

Toutefois, il a insisté sur un facteur clé : « La digitalisation doit s’accompagner de pédagogie, de simplicité et surtout de confiance ». Et d’ajouter : « Cette confiance ne se décrète pas. Elle se construit ». Il a ainsi souligné l’importance de la régulation : « La régulation est un levier clé pour accompagner et accélérer les transformations de notre secteur », devant à la fois protéger les assurés et encourager l’innovation.

Dans ce sens, il a salué la réforme en cours au Maroc : « La refonte du Livre IV du Code des assurances constitue une avancée majeure », traduisant une volonté d’adaptation aux nouvelles réalités. Évoquant les enjeux démographiques, il a mis en garde contre une transformation silencieuse : « Le vieillissement progressif de la population met sous pression les systèmes de retraite ».

Il a cité plusieurs exemples internationaux illustrant des modèles innovants : « Au Kenya, des dispositifs de micro-épargne retraite via le mobile ont permis d’intégrer des travailleurs informels », ajoutant que l’Inde et plusieurs pays d’Amérique latine ont également développé des solutions inclusives. « Ces expériences montrent qu’un autre modèle est possible : plus inclusif, plus flexible, plus proche des réalités », a-t-il souligné, appelant à en tirer les enseignements.

Enfin, il a abordé les transformations technologiques du secteur : « L’intelligence artificielle, la data et l’automatisation redéfinissent nos métiers à grande vitesse ». Mais au-delà des technologies, il a tenu à rappeler un principe fondamental : « L’assurance reste, par essence, un métier de confiance. Une confiance qui ne s’automatise pas et qui repose avant tout sur l’humain ».

Dans ce contexte, il a insisté sur l’importance d’attirer les nouvelles générations : « Les générations Y et Z représenteront bientôt plus de la moitié de la population active », avec des attentes nouvelles en matière de sens et d’impact. « À nous de rendre notre secteur plus attractif, d’offrir des environnements stimulants et d’accompagner durablement les talents », a-t-il conclu, estimant que la réussite de cette transformation dépend avant tout du capital humain.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!