Flash
Le Bitcoin efface les pertes de lundi alors que les rendements obligataires se détendent Basculement de la population 114 à l’AMO : El Mansouri fera-t-elle du décret de transition une priorité ? Campagne agricole 2026/2027 : COSUMAR lance les semis sur un programme de 63 000 ha de plantes sucrières Utilisation des pesticides : le Maroc affiche le profil le plus sobre parmi huit puissances agricoles La Bourse de Casablanca ouvre sur une note positive Sahara marocain : Antigua et Barbuda renouvelle son soutien à l’initiative marocaine d’autonomie Souveraineté minérale : l’heure du sursaut industriel de l’Afrique La confiance numérique et la souveraineté des données au cœur d’une migration sécurisée vers le cloud TGR : la forte progression des recettes réduit le déficit budgétaire de 34 % à fin septembre D.I.X : la Galerie H célèbre sa 10e exposition
Economie Nationale

[Podcast] Mohamed El Bouhmadi, Président de la FMIIP détaille les leviers pour mieux contribuer à la souveraineté sanitaire et médicale

podcast FMIIP Mohamed El Bouhmadi industrie pharmaceutique

Interviewé par Imane Bouhrara |

Vieille de plus de 60 ans, l’industrie pharmaceutique est à la croisée des chemins. Après deux ans aux prises avec la pandémie du Covid-19, le secteur est appelé à contribuer aux ambitions de souveraineté médicale et sanitaire du Royaume.

La nouvelle unité de production de vaccins à Benslimane est la parfaite illustration de la nouvelle vision royale de souveraineté sanitaire aussi bien pour le Maroc que vers l’Afrique.

Un autre chantier sollicite cette branche d’activité : la généralisation de la couverture médicale comme première phase du chantier de la protection sociale.

Pour réussir à réaliser les objectifs fixés par le Maroc, l’industrie pharmaceutique comme acteur majeur de cet écosystème en devenir, doit faire face à plusieurs contraintes.

En effet, plusieurs verrous doivent sauter comme les détaille Mohamed El Bouhmadi, Président de la Fédération marocaine de l’industrie et l’innovation pharmaceutique (FMIIP) qui regroupe 33 établissements pharmaceutiques et pèse pour 75% du CA de l’activité.

Publicité

Il s’agit particulièrement de l’activation de la préférence nationale dans les appels d’offres publics ce qui est de nature à contribuer à la création de la valeur ajoutée locale, contribuer aux recettes fiscales de l’Etat et créer des emplois sans oublier l’économie en devises.

D’autres freins doivent également être levés comme la multiplication des centres de bioéquivalences, la création de centres de recherches cliniques et la mise à disposition du secteur de plus de moyens pour la recherche et innovation.

L’industrie pharmaceutique aspire également à la révision du processus d’enregistrement des produits fabriqués localement, avec la mise en place d’un circuit dédié à la production locale pour réduire les délais, ce qui favorise la compétitivité des produits marocains sur le marché international.

Les entreprises du secteur s’attendent également à pouvoir profiter de la deuxième phase de l’accélération industrielle ce qui est à même d’encourager l’investissement dans le secteur.  

Parmi les priorités d’ailleurs sur le bureau de la FMIIP qui travaille en étroite collaboration et concertation avec la tutelle, la création de l’Agence nationale du médicament, pour aller vers une reconnaissance mutuelle des AMM avec les autres pays notamment africains.

Les discussions sont également en cours pour la mise en place d’une plateforme logistique ad hoc pour faire du Maroc un véritable hub régional et permettre l’exportation vers l’Afrique sans passer par les pays européens.

Sur le plan réglementaire et fiscal, parmi les points prioritaires de la FMIIP, la révision du décret sur les prix des médicaments mais aussi la TVA sur les médicaments particulièrement ceux nécessaires pour les affections longues durées. La formation n’est pas en reste.

Autant de questions évoquées avec Mohamed El Bouhmadi au micro d’EcoActu.ma

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!