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Interview

Abed Chagar plaide pour la mise à niveau des réformes des Zones Industrielles

Abed

Interviewé par S. Es-Siari I

Tout en prétendant que le Maroc jouit de plusieurs avantages pour faire des batteries industrielles un troisième métier mondial, Abed Chagar, président de la Fédération de la chimie et de la parachimie (FCP) demeure sceptique quant au cadre réglementaire sujet à évoluer pour faire de la chimie, mère de toutes les industries, une vraie locomotive de développement économique.

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EcoActu.ma : Vous organisez la 2e édition du Forum de la chimie et parachimie. Quelles sont les attentes de la fédération de cet évènement qui connait un engouement considérable ?

Abed Chagar : Effectivement, il est à rappeler que la FCP a organisé l’an dernier le forum international de la chimie qui était une grande réussite. Cette année pour cette deuxième édition, nous avons choisi un thème aussi important à savoir les batteries électriques. Cette organisation a deux objectifs. D’abord pourquoi le forum ? C’est pour jeter la lumière sur une industrie très importante méconnue du grand public parfois même des institutionnels et professionnels. A titre d’illustration, le chiffre d’affaires enregistré en 2022 est de 200 Mds de DH et en termes d’export c’est plus de 100 Mds de DH, l’OCP y contribue fortement. En dehors de l’OCP, en 2023, le chiffre d’affaires consolidé avoisine les 100 Mds de DH et l’export dépasse les 5 Mds de DH. Le secteur de la chimie et parachimie contribue à 60.000 emplois directs et à 200.000 emplois indirects. Ces chiffres montrent que cette branche d’activité joue un rôle des plus importants dans l’économie.

Le but du forum s’inscrit également dans le fait que le Maroc affiche une belle dynamique sur plusieurs secteurs à vocation chimique (amoniac vert, hydrogène vert, dessalement eau de mer…). Dans tous ces secteurs, on y trouve de la chimie. Et bien entendu, dans les batteries électriques, il y a des investissements en cours de réalisation et d’autres projetés par des investisseurs en provenance de l’Europe, d’Asie ou d’ Amérique.

Quels sont ces atouts dont jouit le Maroc pour parvenir à faire des batteries électriques, un métier mondial et bien se positionner dans les chaînes de valeur ?

On y croit fortement. Les batteries électriques est le 3e métier mondial au Maroc qui va nous permettre de faire des croissances formidables dans la création des richesses, de l’emploi et des investissements. A ce titre le Maroc jouit de plusieurs avantages : la stabilité économique et politique exceptionnelle dans la région. Aussi, le Maroc au cours des deux dernières décennies a-t-il enregistré des avancées remarquables en matière de logistique. Sans oublier les avancées en matière des énergies renouvelables nécessaires pour alimenter l’industrie avec un coût compétitif.

Nous pouvons également citer les accords de libre-échange signés avec les USA et d’autres pays qui permettent d’accéder facilement à ces marchés.

Votre objectif est de s’inscrire dans une dynamique supérieure à celle actuelle. Quid du cadre réglementaire ? Cadre-t-il avec vos ambitions ?

Effectivement, nous avons besoin de pas mal d’impulsions dans le cadre réglementaire parce qu’ il y a des choses à réformer, mais sous sommes très optimistes.

Que faut-il réformer au juste ?

Les zones industrielles, il y a des réformes en cours qu’il faut mettre à niveau. La FCP a toujours plaidé pour ces réformes. En termes d’investissements, le Maroc est en train de mettre des solutions qui ne sont pas encore opérationnelles à 100%. Mais nous sommes confiants tout de même avec l’opérationnalisation du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, l’entrée en vigueur de la charte d’investissement qui permet un cash-back de 20% en moyenne.

Il y a également des négociations avec le chef gouvernement pour les investissements stratégiques dépassant les 2 Mds de DH.


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