Flash
Conseil des ministres prĂ©sidĂ© par SM le Roi : cinq prioritĂ©s au cƓur du PLF 2027 et 25 Mds de DH pour le dĂ©veloppement territorial CIH BANK et Yakeey lancent une plateforme immobiliĂšre intĂ©grĂ©e Ă  CIH Mobile SĂ©ance plĂ©niĂšre commune lundi des deux Chambres du Parlement pour la prĂ©sentation du programme gouvernemental Averses orageuses avec risque de grĂȘle et rafales de vent sous orages samedi et dimanche dans plusieurs provinces Fatima Ezzahra El Mansouri : un programme gouvernemental ambitieux pour rĂ©pondre aux attentes des citoyens Conseil de la concurrence : 185 opĂ©rations de concentrations Ă©conomiques autorisĂ©es en 2025 Interpellation d’un extrĂ©miste Ă  Tanger : les expertises physico-chimiques rĂ©vĂšlent la prĂ©sence de substances entrant dans la fabrication d’explosifs Gouvernement El Mansouri Entre arithmĂ©tique de la majoritĂ© et sociologie du pouvoir 1.597 rĂ©seaux criminels de trafic de migrants et de traite des ĂȘtres humains dĂ©mantelĂ©s entre 2021 et 2025 Institut marocain des administrateurs (IMA) : publication du panorama 2026 des pratiques ESG des Ă©metteurs faisant appel public Ă  l’épargne
Assurances

đŸŽ„Bancassurance : le digital vĂ©ritable levier de croissance ?

assurances bancassurance digital

Ecrit par Imane Bouhrara I

Bien que le taux de pĂ©nĂ©tration de l’assurance s’amĂ©liore Ă  4% au Maroc et au-delĂ  des couvertures obligatoires, la culture de gestion de risques reste rudimentaire chez le Marocain. Le digital peut-il Ă  lui seul constituer un levier de croissance, notamment pour la bancassurance, second canal de distribution le plus important ?

Avec un taux de pĂ©nĂ©tration de 3,9% et un chiffre d’affaires de 55,9 Mds de DH en 2023, le secteur des assurances poursuit sa progression, l’érigeant Ă  la deuxiĂšme place sur le continent africain.

Publicité

Une performance portĂ©e par un rĂ©seau de distribution composĂ© de 1.494 agents d’assurance, 959 bureaux de gestion directe, 473 courtiers d’assurance sans oublier la bancassurance avec plus de 6.000 agences bancaires de 10 banques conventionnelles, 3 sociĂ©tĂ©s de financement, 8 banques et fenĂȘtres participatives, 7 Ă©tablissements de paiement et 1 association de micro-crĂ©dit, selon YounĂšs Lammat, Directeur de la Protection des AssurĂ©s de l’ACAPS.

Publicité

Au Maroc, la bancassurance constitue le second canal de distribution le plus important après les intermédiaires d’assurance, représentant 30 % du marché, dont 99,7 % sont dominés par le réseau bancaire.

En 2023, le volume des primes d’assurance drainĂ©es par la bancassurance a atteint 19,2 Mds de DH en 2023 avec un TCAM de 9,1% sur trois ans, assure Y. Lammat lors du Forum de la bancassurance digitale en Afrique tenu ce 21 juin Ă  Casablanca.

La digitalisation a impulsé une croissance significative de la bancassurance en permettant une gestion commerciale plus efficace et un Ă©largissement de la clientèle.

Une dynamique renforcĂ©e pour l’ensemble du secteur avec l’entrĂ©e en vigueur en juillet 2022 de l’instruction de l’ACAPS relative aux dispositifs Ă©lectroniques de vente en ligne de produits d’assurance qui Ă©nonce  les conditions et les modalitĂ©s que doivent observer les entreprises d’assurances et de rĂ©assurance ainsi que les intermĂ©diaires d’assurances et les autres entitĂ©s habilitĂ©es Ă  prĂ©senter au public des opĂ©rations d’assurances, pour la mise en place d’un dispositif Ă©lectronique de vente en ligne permettant la conclusion de contrats d’assurance.

D’ailleurs la digitalisation et l’innovation figurent parmi les principales orientations du plan stratĂ©gique 2024-2026 de l’ACAPS.

Le Forum de la bancassurance digitale en Afrique, organisĂ© par Interwold Africa vise à répondre à diverses interrogations sur l’état actuel et les tendances de développement du secteur, les contraintes et leviers de croissance, ainsi que les meilleures solutions digitales et stratégies pour les opérateurs.

Et l’une des contraintes est la culture de gestion de risques, appelĂ©e Ă  Ă©voluer selon Rachid Saihi, Directeur gĂ©nĂ©ral du Centre monĂ©tique interbancaire (CMI).

« Il y a un aspect Ă©ducation Ă  renforcer parce que la culture de gestion des risques chez le Marocain est trĂšs faible. Et c’est un frein important », explique-t-il.

Le CMI qui a dĂ©veloppĂ© des expĂ©riences utilisateur rĂ©ussies avec diffĂ©rents partenaires, semble intĂ©resser les assureurs comme plateforme de distribution des produits d’assurances, pour contribuer Ă  cette croissance espĂ©rĂ©e et une amĂ©lioration continue du taux de pĂ©nĂ©tration de l’assurance au Maroc.

Dans ce sillage, Rachid Saihi rappelle les trois prioritĂ©s qui ponctuent le travail du CMI, Ă  savoir, la disponibilitĂ©, l’automatisation et l’innovation. Et des investissements annuels de 90 MDH pour accompagner la croissance folle de la monĂ©tique au Maroc, avec des transactions en hausse de 20% chaque annĂ©e, forçant le CMI a doublĂ© sa capacitĂ© de traitement chaque trois ans.

Bien que le secteur bancaire demeure le plus dynamique dans la distribution des produits de bancassurance, autre part en Afrique oĂč la bancarisation demeure faible, la financiarisation semble ĂȘtre un meilleur levier de croissance de l’assurance. Le cas de la CommunautĂ© Économiques et MonĂ©taire de l’Afrique Centrale – Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo Brazzaville, Gabon, GuinĂ©e Équatoriale, Tchad), comme l’explique Evina Landry est le Chef de DĂ©partement du DĂ©veloppement du RĂ©seau et du MarchĂ© au GIMAC (Groupement Interbancaire MonĂ©tique de l’Afrique Centrale).

En effet, l’outil digital a un rĂŽle important dans l’élargissement de la couverture assurantielle, par seulement via le secteur bancaire et par ricochet la bancarisation. En effet, si la CEMAC enregistre un taux de bancarisation de 10 Ă  15% (7 millions de comptes pour 55 millions d’habitants des six pays), elle a un taux de financiarisation de 30% avec 42 millions de comptes Ă©lectroniques 77% des flux mobiles.

Ce qui appelle à sortir des sentiers battus et explorer de nouvelles expériences client principal enjeu de la transformation digitale bien que le M-wallet au Maroc connaßt une évolution plus que timide face une croissance considérable des fintechs.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!