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Economie Nationale

Croissance au Maroc : 2,9% en 2024 selon la Banque mondiale

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Le Maroc devrait connaître une décélération de la croissance du PIB réel de 3,4 % en 2023 à 2,9 % en 2024 en raison de la contraction du secteur agricole dans un contexte de sécheresse prolongée, selon le Rapport de la Banque mondiale sur la situation économique dans la région MENA.

En 2024, les balances courantes de la quasi-totalité des pays en développement importateurs de pétrole de la région MENA sont déficitaires, et devraient atteindre 4,3 % du PIB, soit une augmentation significative par rapport au déficit de 1,7 % enregistré en 2023. Djibouti est la seule exception au sein de ce groupe, avec un excédent courant de 14,4 % en 2024, tiré par l’augmentation des importations éthiopiennes via Djibouti. Tous les autres pays importateurs de pétrole de la région MENA (République arabe d’Égypte, Tunisie, Jordanie, Maroc, Cisjordanie et Gaza) devraient afficher des déficits courants cette année.

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En outre, le déficit du compte courant du Maroc devrait augmenter à 1 % du PIB en 2024, contre un déficit de 0,6 % en 2023, soit le niveau le plus bas depuis 2007. Cet élargissement prévu est principalement dû à une augmentation des importations de céréales causée par une baisse de la production nationale liée à la sécheresse.

Le déficit budgétaire du Maroc devrait également s’améliorer légèrement, passant de 4,4 % du PIB en 2023 à 4,2 % en 2024, alors que le pays poursuit ses efforts de consolidation budgétaire, en se concentrant sur la mobilisation des recettes fiscales et non fiscales et la suppression progressive des subventions au butane et au gaz (Banque mondiale, 2024e).

Au Maroc, l’inflation a fortement ralenti, passant de 6,1 % en 2023 à 1,5 % en 2024, contribuant à la décision de Bank Al-Maghrib de réduire ses taux directeurs en juin 2024.

Selon le rapport, les importateurs de pétrole de la région MENA ont affiché des améliorations significatives du revenu par habitant au cours des 50 dernières années. Entre 1970 et 2019, le PIB moyen par habitant des importateurs de pétrole a plus que triplé.

Cette hausse est due aux améliorations enregistrées en République arabe d’Égypte, en Tunisie, au Maroc et en Cisjordanie et à Gaza (avant le conflit au Moyen-Orient, centré sur Gaza). Dans ces quatre économies, le revenu par habitant a augmenté à un taux moyen de 2,9 % par an au cours de la période de 50 ans (2,5 % au Maroc).

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