Liquidité bancaire : le déficit en baisse de 1%

Au terme de la semaine écoulée, le déficit de liquidité bancaire moyen s’est allégé de -1,00% à -146,17 Mds de dDH au moment où les avances 7 jours de la Banque Centrale avancent de +2,64 Mds de DH pour s’établir à 67,04 Mds de DH.
De leur côté, les placements du Trésor ressortent en légère baisse avec un encours quotidien maximal de 11,6 Mds de DH (vs. Un encours quotidien maximal de 12,8 Mds de DH lors de la période précédente). Enfin, le TMP demeure stable à 2,50% au moment où le MONIA avance légèrement à 2,469%, selon BKGR.
Sur le marché primaire, la semaine s’est distinguée par une forte levée du trésor. Lors de la dernière adjudication, le Trésor a levé 3.070 MDH, soit 40% du montant proposé de 7.707 MDH. Les levées ont porté sur les maturités de 13 semaines, 52 semaines et 2 ans, avec des taux limites respectifs de 2,3200%, 2,6274% et 2,6680%. Ces opérations ont induit une baisse des taux primaires de -6 pbs pour la ligne 13 semaines et de -2,8 pbs pour la maturité 52 semaines.
Sur le marché secondaire, les plus fortes variations concernent les maturités 13 semaines et 26 semaines, dont le taux recule respectivement de -18,63 pbs à 2,33% et de -16,06 pbs à 2,41%. En revanche, les rendements des obligations 2 ans et 10 ans progressent respectivement de +1,76 pbs et +0,10 pbs. Enfin, les taux des maturités longues ne subissent aucune variation sur la période analysée.
Au cours de la prochaine période, Bank Al-Maghrib devrait baisser le rythme de son intervention sur le Marché monétaire, fixant ainsi le volume de ses avances à 7 jours à 60,7 Mds de DH contre 67 Mds de DH précédemment.
En terme de prévisions obligataire, et face à une forte demande, le Trésor a finalement levé un peu plus que prévu durant le mois de février. Avec des tombées moins importantes en mars (moins de 10 Mds de DH), l’orientation des taux devrait rester globalement stable dans l’attente de la réalisation éventuelle de sa sortie à l’international qui serait libellée en Euro et ce, pour la première fois depuis 2020. L’émission souveraine pourrait être conditionnée au renouvellement de la ligne de crédit modulaire du Maroc auprès du FMI pour un montant plus important (5 Mds de dollars vs. 2 Mds de dollars précédemment), selon BKGR.

