[En vidéo] « L’achat vert coûte un peu plus cher mais s’avère très rentable dans le long terme » Bensouda
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Réalisé par Soubha Es-Siari I
L’achat vert soulève des défis réels avec le durcissement des normes environnementales. Le décret sur les marchés publics de 2023 marque une évolution positive en la matière mais des efforts restent à déployer.
« La commande publique verte s’inscrit aujourd’hui entre deux temporalités : celle, courte, de l’action immédiate dictée par la crise climatique, et celle, longue, d’une transformation en profondeur des pratiques d’achat, des chaînes de valeur et des modes de production et de consommation », c’est en ces propos que s’est exprimé Noureddine Bensouda, Trésorier général du Royaume à l’occasion de la conférence « Climate Smart Public Procurement Conference pour les pays du monde Arabe et de la Région MENA », organisée par la Banque mondiale ce lundi 5 mai à Rabat.
Selon Bensouda, il nous faut aller vite pour répondre aux impératifs environnementaux. Mais il faut aussi avancer avec discernement, pour construire un changement soutenable, durable et socialement acceptable. La commande publique verte devient ainsi un terrain d’expression de cette dualité.
Interrogé en marge de l’évènement sur l’apport du décret des marchés publics 2023 en matière de protection de l’environnement, Noureddine Bensouda répond : « Le décret des marchés publics de 2023 marque une évolution positive en termes de préservation de l’environnement et de verdissement de la commande publique. A rappeler qu’au Maroc, les décrets changent en fonction des évolutions majeures de la société. Le fait d’insister actuellement sur la préservation de l’environnement, un objectif immédiat et durable, est nécessaire et permet de sensibiliser aussi bien les opérateurs publics que privés, avec la participation de tous les partenaires (Banque Mondiale, Agence Française de Développement, Banque islamique, BERD), sur la prise en considération de la variable environnementale avec tous ses effets positifs sur la santé des citoyens.
L’achat vert coûte un peu plus cher mais s’avère très rentable dans le long terme. Encore faut-il qu’il ne soit pas un moyen de discrimination des TPME marocaines qu’il faut, bien entendu, accompagner et sensibiliser sur la nécessité de la préservation du climat.
Dans cette dynamique, l’Etat a un rôle important dans la sensibilisation et la formation que ce soit au niveau du public ou du privé. Le chemin de la durabilité n’est pas facile mais il est impératif de relever le challenge parce qu’il y va de l’avenir de notre pays voire de l’Univers.
A ce titre, l’Observatoire de la commande publique qui siège à la TGR permet d’organiser la commande publique. Des sommes importantes sont injectées massivement dans l’économie et il faut que cela se fasse dans les bonnes conditions, la transparence la plus totale et dans la légalité des chances.
L’Observatoire a pour rôle de rapporter à l’Etat toutes les réalisations, c’est une sorte de photographie de l’aspect opérationnel de la commande publique. Il peut également initier des projets de réforme qu’il va éventuellement présenter au gouvernement pour faire évoluer la réglementation de la commande publique. Il s’agit donc d’un rôle d’analyse, d’observation, d’évaluation, de sensibilisation… avec pour principal enjeu l’évolution de la commande publique.
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