2026, année de tous les périls pour le gouvernement

Écrit par Imane Bouhrara I
Avec la rentrée 2025-2026, le gouvernement entame la dernière année de son mandat avec des défis colossaux sur les bras et des comptes à rendre après les promesses de début de mandat.
De ce fait, le PLF 2026 revêt une importance fondamentale dans le bilan de l’Exécutif en tant que dernier pavé dans la réalisation de l’engagement de l’Exécutif et un premier levier qui redessinera la carte politique à la veille des échéances électorales.
Et qui dit élection, dit électeurs, les citoyens lambda qui attendent beaucoup de cette majorité, à commencer par les jeunes et le défi de l’emploi.
Les séniors et le défis de la retraite et des pensions maigrichonnes.
Les parents et la déductibilité des frais de scolarité, le privé prenant largement le dessus sur l’école publique.
Les ménages et une érosion du pouvoir d’achat…
Les salariés et fonctionnaires et un surenchérissement du coût de la vie en l’absence d’une indexation des salaires (bien que le dialogue social se soit soldé par des augmentations de salaires)
Les patients et la réforme du secteur de la santé et de la couverture santé…
Les agriculteurs et le défi du stress hydrique…
Bref, tout cela pour dire que le PLF doit traduire une plus forte proximité des besoins des citoyens tout en servant de levier d’accélération d’autres grands chantiers tout aussi importants et d’ordre macro.
Ces grands chantiers sont d’ailleurs le nœud gordien sur lequel bute en permanence le gouvernement pour répondre à tous ces besoins exprimés par la population.
Mais, le citoyen à la fin de la journée, ne regarde pas l’amélioration de la gouvernance, l’augmentation des IDE ou le renforcement des équilibres macroéconomiques… ce qui lui importe est ce qui atterrit dans son assiette. Et là le citoyen n’est pas dans son assiette, épuisé par une conjoncture certes mondiale ballotée par des crises successives, et espère des jours meilleurs.
Autant dire que 2026 est l’exercice de tous les périls pour le gouvernement.

